Bienvenue chez moi

Je suis heureux de vous accueillir dans mon blog ! Vous y trouverez des textes, de la poésie, des souvenirs de vadrouilles et de voyages intimes, que j'ai écrits, seul ou dans un atelier d'écriture, depuis 2001... J'ai pour sujets d'inspiration un thème imposé, un texte, une photo, un tableau, une musique, ou un morceau de mon existence...
Les "Ecrimages" sont les résultats de ces rencontres entre la lettre et l'image...
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Loïc

vendredi 8 mai 2015

Guerlédan (suite, épisode 4)


Et Pierre parle, lentement, pesant chacun de ses mots, d'une voix monocorde ; Louis et Pierrick sont hypnotisés, subjugués par son récit. Fridu, lui, en a assez de cette immobilité forcée. Il s'agite à nouveau, court comme un fou sur cinquante mètres, revient en haletant, repart en aboyant … Rien n'y fait, ni les ordres ni les caresses.

« Je n'y comprends rien, il se passe certainement quelque chose » s’inquiète Louis. Pierrick, va donc le promener, cela devrait le calmer ».

Pendant toute la durée de cette interruption, Pierre est resté immobile, statufié comme le paysage, et muet, les yeux mi-clos. Il revit de toute évidence des événements important et douloureux. Puis il s'adresse à son fils :

« Ton grand-père Julien parlait souvent à la famille d'une façon bizarre : Il affirmait se trouver au centre d'un combat, de luttes, de persécutions. Il exprimait des regrets, des rancoeurs, tout cela de manière diffuse, imprécise, sans parvenir à poser des mots sur ses maux. Son métier, ses combats, ses échecs ? Il était, disait-il, accablé de remords… des remords, pourquoi … ? Personne n'avait jamais eu la moindre réponse. »

La voix de Pierre s’était peu à peu affaiblie, devenant presque inaudible. Son visage était empreint d’une immense tristesse. Il semblait être un enfant perdu, tout son être souffrait d’une détresse profonde.

Mais Pierrick revient, il a réussi à calmer Fridu et il s'assoit près des deux hommes.

Alors Pierre, s’efforçant de ne rien laisser paraître, se lève avec peine, et ordonne, d’un ton n’admettant aucune réplique :

« Nous allons descendre à l'écluse ! »

9 commentaires:

jill bill a dit…

Je n'ai jamais eu la patience d'écrire dans la nouvelle mais je félicite ceux qui se lancent dedans... ;-)

Anonyme a dit…

Des remords, pourquoi en effet? Que vont-ils découvrir à l'écluse? Suspens, suspens!!!
Superbe photo Loic! Bonne journée du 8 mai.
Jeff

Loïc Tizef a dit…

C'est une première pour moi. Les plus gros du travail c'est les préliminaires: plan, scénario, documentation, fiche pour les personnages ... Le texte lui- même: environ 3h ... Pour 17000 caractères.

Lenaïg a dit…

Quel beau "travail" pour notre plaisir, Loïc. Très riche : les faits historiques, la famille, les personnages très vivants,humains et chien, les sentiments pas toujours faciles à exprimer et du suspense. Bravo et contente que le "feuilleton" continue !

Loïc Tizef a dit…

Merci aussi à ma femme Annie pour son aide, en particulier en critique et en correction.
LOIC

dimdamdom59 a dit…

Bonjour Loïc !
Voilà que je prends l'histoire en cours, tu me sembles bien inspiré et surtout tu nous donnes l'envie de te lire. Si tu veux prendre le train en marche des défis que j'organise sois le bienvenu, pour connaître les règles il suffit de cliquer sur les liens que je donne lors de mes participations.
Je te souhaite un agréable week-end.
Bises amirales.
Domi

Tmor a dit…

Un belle nouvelle. On y descend à l'écluse on y descend nous aussi, on y plonge !

Martine85 a dit…

Et que va t'il se passer à l'écluse ? Impatiente de le savoir

Lenaïg a dit…

Ah, super ! Merci à Annie aussi ! Je viens continuer ma lecture, je garde ton blog ouvert, je vais déjeuner et je reviens, avec toujours le même grand plaisir !