Bienvenue chez moi

Je suis heureux de vous accueillir dans mon blog ! Vous y trouverez des textes, de la poésie, des souvenirs de vadrouilles et de voyages intimes, que j'ai écrits, seul ou dans un atelier d'écriture, depuis 2001... J'ai pour sujets d'inspiration un thème imposé, un texte, une photo, un tableau, une musique, ou un morceau de mon existence...
Les "Ecrimages" sont les résultats de ces rencontres entre la lettre et l'image...
Je serai ravi de lire vos commentaires : Merci !
Loïc

vendredi 12 novembre 2010

D'après MATISSE: "Le silence habité des maisons", 1947.

  - MATISSE: "Le silence habité des maisons", 1947. 
                   - Audition de "Dialogue", de l'album "Ballade à la Lune", de Michel SQUEREN. Magritte.jpg
Un petit vent chaud souffle au dehors, et les branches légères bruissent, accompagnant le froufrou des pages du gros livre de l'enfant. La mère, derrière le muretin en briquettes rouges de la cuisine, observe, et écoute . Le père et son fils dialoguent à voix basse, dans la fraîcheur du salon bien ombragé.
L'enfant feuillette une anthologie de poésie. Aujourd'hui, ils ont choisi l'Espagne. Le père parle doucement de Federico Garcia Lorca, puis se perd un peu dans des digressions sur la littérature portugaise, les textes de fado, les chansons d'Amalia Rodriguez.
Retour dans l'Espagne de Paco Ibanez, de Cervantès, de la Valle de los Mortes, du Caudillo Franco... Puis tout se mêle, et le père raconte quand l'enfant, à Tolède, courait en pleurant derrière le car des touristes, qui ne voulaient pas de ses abricots.
Autour d'eux, pas de décor, rien. Nul besoin. Tout est imagination, rupture avec le réel, plongée dans la page. L'enfant hésite entre pleurs et sourires, car le discours de son père vacille aussi du rire aux larmes, de la nostalgie à la joie simple. L'enfant ne dit presque rien. Il approuve de la tête, ou alors ses yeux posent les questions. Il pousse parfois un petit cri de plaisir, ou pouffe doucement.
Ensuite, Pablo et Orlando, les deux Manouches, "s'écouteront", comme ils disent, un Django Reinhardt...

lundi 8 novembre 2010

C'était pour rire : Vous voyez bien que j'aime les chats !

Excuse-moi, Chat,
d'avoir encore une fois 
calomnié ton espèce ...
C'était pour un exercice d'écriture,
un de ces lieux où l'on doit "pondre" un texte 
en un temps donné, vite même,
trop pour être honnête.
Trop pour éviter de faire du mal, 
sans le vouloir, sans que jamais 
l'on vous le dise ...

Excuse-moi, petite fille de Kaly, 
ne déchire pas ton origami :
Ton Chat à toi
vivra toujours dans ton coeur.

dimanche 7 novembre 2010

Pour mieux me connaître, un cri du coeur ... : "JE HAIS LES CHATS" !


Je hais les chats !!!

Fi de ce maudit
Petit Mistigri
Trop nourri par mon ami Mimi !
Il me fixe, le perfide !
Mi, mi, mi, ah, où a filé ce tigre
Qui a commis son pipi, tel un Mississipi,
Sur mon tapis ?
Hier, aujourd’hui, je pâtis,
Sans répit, de vider
Mille litières ennemies et honnies…
Si je le saisis, il vibre,
Electrique, excité, hirsute,
Irradiant, ridicule…
Hi, hi, hi, Hallali
Sur ce Raminagrobis haï !

Loïc Roussain, novembre 2002.

mardi 2 novembre 2010

Ma famille, dans un arbre !

Ma famille, dans un arbre !

Aussi loin que remonte mon arbre généalogique, je trouve une véritable panoplie de marins ou d’ouvriers du port militaire de Brest : calfats, menuisiers, cordiers, voiliers,… Il aurait donc été logique que j’exerce, moi aussi, un métier maritime, mais ce n’est pas du tout le cas. J’ai tout de même hérité de mes ancêtres l’amour de la mer.
Dans la branche maternelle de ma généalogie, on trouve des pêcheurs de Terre-Neuve, et un armateur du temps de François Ier, Jehan Ango, qui tint tête aux Anglais lors du siège du port de Dieppe. J’ai pu visiter le port de Saint-Valéry-en-Caux, d’où il était originaire, et cela m’a beaucoup rapproché de lui. En effet, je vis actuellement comme si j’en avais un souvenir plus proche, plus vivant…
Quelques autres personnages surgissent de mon arbre : Le boulanger, « rescapé de la Bérézina », le médaillé de la guerre de Crimée, le bagnard de Cayenne… J’aimerais pouvoir obtenir davantage de renseignements sur ces existences hors de l’ordinaire, et je me sens un peu fier de compter ces « gens » dans ma famille, à laquelle ils ajoutent un piquant intéressant !

On peut accéder à mon arbre généalogique grâce à ce lien :



Q U I L A P A J U N


"Quilapajun" : un nom de groupe musical, mais, bien plus, un cri, un appel, une lutte des années 70 ...
Pour moi, "adultescent" à cette époque où le mot n'existait pas encore, les luttes au Chili étaient très présentes. je les vivais au jour le jour, je souffrais avec Victor Jara sur l'arène ...
Agnès avait connu un des membres du groupe, victime des événements. 
Bien plus tard, dans son atelier d'écriture, elle nous soumit un jour un dessin (illustrant une pochette de disque des Quilapajun), nous invitant à nous exprimer à leur sujet ...



Q U I L A P A J U N


Fureur du rêve.
Fureur de la révolte.
Notre fureur est juste,

Nous aurions le droit,

Le devoir, de la violence.

La mer est rouge

Comme notre cœur,
Violenté, écorché,

Torturé,

Indécence écarlate

De la colère explosive.

Je valserais les mots

S’il fallait les valser,

Mais la voix du bandonéon

Expire lentement,

Impuissante.

Les martyrs ont souvent

Le cœur en sang,
Le sang aux yeux

Les yeux en larmes.

Creuse, Petit, et n’oublie pas :

Sous le sable des plages, sous le sable des stades

Encore, et toujours, du sang.

Chants de vie ,
D’espoir, de justice,

Jamais ne seront vains.
 
Loïc Roussain, 2003.