Bienvenue chez moi

Je suis heureux de vous accueillir dans mon blog ! Vous y trouverez des textes, de la poésie, des souvenirs de vadrouilles et de voyages intimes, que j'ai écrits, seul ou dans un atelier d'écriture, depuis 2001... J'ai pour sujets d'inspiration un thème imposé, un texte, une photo, un tableau, une musique, ou un morceau de mon existence...
Les "Ecrimages" sont les résultats de ces rencontres entre la lettre et l'image...
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Loïc

lundi 4 avril 2011

PASSERELLE


« Rue du Moulin à Poudre », « Rampe du Merle Blanc »… Ces noms si jolis, si doux, dans des lieux si noirs… Moulin coupe-gorge, merle étouffé de fumée, lieux pourtant chéris, si pleins de souvenirs d’après-guerre…
C’est là, sur une passerelle, au sommet de cette rampe montant du Port de Commerce, que mon oncle – enfin, un cousin à Papa – un féru de trains, grandeur nature ou modèles réduits, avait coutume de nous conduire, commentant, de ce belvédère, tous les mouvements de tri, les manœuvres d’aiguillage, rendant passionnant tout ce remue-ménage bruyant, métallique, noir, crasseux… un univers de « Bête Humaine ».
Le plaisir suprême, c’était quand la loco passait sous la passerelle, nous crachant à la figure sa fumée écoeurante et ses scories rendues poisseuses par ce fameux crachin brestois.
Maman allait encore protester de notre état… Nous rentrions les yeux piquants, les oreilles bourdonnantes… ça valait tous les films du Patro Saint-Louis, le jeudi après-midi !
Ce jour-là, Papa et Maman étaient venus aussi, pour une fois.
Elle parlait à mon père, doucement. Je l’observais. Quelque chose m’intriguait, confusément. Puis je leur demandai : » Mais qu’est-ce que vous vous racontez ? »
Alors, elle prononça, d’une voix délicieuse : » Nous cherchons un prénom, pour le petit frère qui arrive !… »

dimanche 3 avril 2011

Les trois singes de la sagesse ... (une question me taraude : Lequel suis-je, des trois ?) En tous cas, cette photo va être mon fond d'écran, désormais !




Les 3 singes de la sagesse
Kikazaru, Iwazaru et Mizaru (le sourd,  le muet et l'aveugle)
Les singes de la sagesse sont au nombre de trois. Dans la mythologie chinoise, c'est un singe qui fut le compagnon du pèlerin Xuanzang, et qui l'aida à trouver les livres saints du bouddhisme. C'est cet aspect qui est employé dans la symbolique de trois petits singes : ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire.
Ils ont été introduits par un moine Bouddhiste de la secte Tendai vers le 7eme siècle. Ils étaient à l'origine associée à la divinité Vadjra.
Cette tradition est apparue à la fin de l’ère Muromchi (1333-1568) : il devint ordinaire de sculpter ces représentations sur les koshinto, piliers en pierre utilisés pendant le rituel du Koshin. Selon le Kiyu Shoran, les trois singes sont en relation avec la croyance Sanno, où ils sont considérés comme des messagers divins. Ils représentent le Santai (les trois vérités) évoqué par la secte bouddhique du Tendai. Il semble que le fondateur de la secte Tendai, Saicho, a représenté son idéal religieux sous la forme des singes. Une représentation fameuse des trois singes se trouve à Nikko, au temple Toshogu.
Les trois singes s'appellent Mizaru (L'aveugle), Kikazaru (Le sourd) et Iwazaru (Le muet). Plus précisément, leurs noms veulent dire "je ne dis pas ce qu'il ne faut pas dire", "je ne vois ce qu'il ne faut pas voir", et enfin "je n'entends ce qu'il ne faut pas entendre", car selon le principe de la secte originelle, si l'on respecte ces trois conditions, le mal nous épargnera. C'est une expression de la sagesse et du bonheur.
Une des plus anciennes représentations connues de ces trois singes se trouve à Nikko au Japon. Elle est attribuée au sculpteur Hidari Jingoro (1594 – 1634).
Ce fut notamment une devise de Gandhi qui gardait parait-il toujours avec lui une petite sculpture de ces trois singes.