Bienvenue chez moi

Je suis heureux de vous accueillir dans mon blog ! Vous y trouverez des textes, de la poésie, des souvenirs de vadrouilles et de voyages intimes, que j'ai écrits, seul ou dans un atelier d'écriture, depuis 2001... J'ai pour sujets d'inspiration un thème imposé, un texte, une photo, un tableau, une musique, ou un morceau de mon existence...
Les "Ecrimages" sont les résultats de ces rencontres entre la lettre et l'image...
Je serai ravi de lire vos commentaires : Merci !
Loïc

jeudi 24 avril 2014

Bouteille à la mer

Un sable si doré, des lumières d’Outremer, des rouleaux, enchanteurs pour un surfeur… Me voici, seul, et un doux bruit, répétitif, de roulement crissant près de mon oreille éveille ma curiosité, et me sort de ma torpeur. La bouteille semble retrouver le geste du viticulteur, qui la tournait régulièrement pour bonifier son nectar. Mais ici elle se laisse délicieusement bercer par le flux et le reflux, et son bouchon fendillé semble même sourire lorsqu’il vient me titiller les orteils.
Mais… une bouteille à la mer, c’est fait pour un message, non ? C’est fait pour qu’on y découvre une vérité importante, la « phrase de la vie » d’un être au bord du gouffre, un dernier espoir…
Je l’ai ouverte, vite (impossible d’y résister, bien sûr), j’ai déroulé le parchemin, puis, encore plus vite, je l’ai replacé, j’ai rebouché et jeté au loin la bouteille, dans l’eau, où elle a disparu…
J’ai pris mes affaires, je m’en suis allé.

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Ah, oui… j’avais lu : « S’il vous plaît, laissez-moi tranquille… »

mercredi 23 avril 2014

"Les rêves sont la littérature du sommeil" ...




 Les rêves sont la littérature du sommeil. Même les plus étranges composent avec des souvenirs. Le meilleur d'un rêve s'évapore le matin. Il reste le sentiment d'un volume, le fantôme d'une péripétie, le souvenir d'un souvenir, l'ombre d'une ombre.
Jean Cocteau (1889-1963)

mardi 22 avril 2014

Le monde est dangereux à vivre, non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.
Albert Einstein

samedi 19 avril 2014

Des choses banales ...





Choses banales.

En s'inspirant du texte « le cageot » de Francis Ponge, dans [le parti pris des choses].

Un gobelet
Tu n'es pas, en fait, si ordinaire. Tu es un gobelet, oui, mais en plastique, mou, et transparent.
Tu peux, le matin, au camping ou à l'hôtel, me servir de verre à dents, mais ce sera sans doute la seule occasion de te rendre utile plus d'une fois !
Symbole du pique-nique, tu éveilles de bons souvenirs de jolies promenades en campagne, et de repas éclairés par ta présence, en compagnie de la nappe à carreaux (rouges, bien sûr !) étalée sur l'herbe.
Tu es aussi de la fête, lorsque, empli de cidre au fest-noz, ou de bière au bal du 14 juillet, tu es la bolée ou la chope d'un instant. Tu peux aussi porter sur ton flanc une marque, ou l'intitulé de la fête du moment, qui restera en souvenir au fond d’un tiroir de cuisine…
Enfin, lorsqu'on te brandit au soleil, le liquide scintillant, plein de couleurs diaphanes et chatoyantes, évoque les ailes du papillon, et nous appelle à l'envol …

jeudi 17 avril 2014

À l’atelier de l’Écume des mots …

 Le printemps
avec des mots : Araignée – pied – lumière – vélo…



      L'araignée aux pieds diligents vit un vrai conte de fées : La maison est inoccupée, elle peut jouir de cette chambre, pour elle toute seule, et, sacrée chance ce matin dans son travail, elle a découvert que des pieds lui ont poussé au bout des pattes ! Et tout est à l'encan : dehors, il neige des fleurs ; les trottoirs sont d'une propreté inouïe ; les chauffeurs de bus sourient ; les automobilistes s'excusent lorsqu'ils ont heurté un pare-choc, ils se racontent des histoires drôles, après avoir baissé leurs vitres, coincés dans les embouteillages !

      Moi, je me faufile entre les véhicules, pédalant avec régularité, je me faufile en sifflotant « les Eaux de mars » de Moustaki, et je suis de plus en plus léger. Petit pignon, mais sans aucun effort, c'est magique ! Soudain un chatouillis, très agréable, aux épaules : j'ai du printemps au bout des ailes ! Et je survole le parc des Buttes-Chaumont, ne tardant pas à me poser délicatement au milieu des arbres fous d’oiseaux, avec qui je rivalise de sifflets et de rires.

      À la cime du plus grand des chênes, le ciel parisien apparaît dans la végétation diaphane, comme une feuille de lumière.

mardi 15 avril 2014

TV Lobotomie - La vérité scientifique sur les effets de la télévision

  Pour les spécialistes, tel Michel Desmurget, il n'y a plus de doute : la télévision est un fléau. Elle exerce une influence profondément négative sur le développement intellectuel, les résultats scolaires, le langage, l'attention, l'imagination, la créativité, la violence, le sommeil, le tabagisme, l'alcoolisme, la sexualité, l'image du corps, le comportement alimentaire, l'obésité et l'espérance de vie ...

Ceux qui aident ...

Louis Bertholom, lauréat du prix Xavier Grall 2014
Louis Bertholom, né en 1955 à Fouesnant, poète et déclameur breton vivant aujourd'hui à Quimper, vient de recevoir le prix Xavier Grall 2 014, à la chapelle Saint-Jacques, à Clohars-Carnoët, dans le pays de Quimperlé. Ce prix, décerné par le Festival de la parole poétique est attribué depuis 2006, en hommage et mémoire du poète et écrivain Xavier Grall, à un poète, homme et femme alternativement, pour l'ensemble de son oeuvre (personnelle et en faveur de la poésie). Louis Bertholom a publié à ce jour plus d'une douzaine de livres.
 
"Ceux qui aident" ? drôle de titre pour mon message d'aujourd'hui ! Mais pourtant, ils nous aident, sans le savoir (quoique ?), sans le vouloir (quoique ?), nous, les écrivants, les écrivailleurs, les scribouillards et j'en passe : Ils nous aident à assumer le fait de tenir un stylo, d'accepter que nous avons appris à écrire, et que notre main est valide !
Ils nous aident à plonger : Après une première tasse, que c'est bon ... On est lu, et apprécié ? tant mieux :  on écrit tout de même pour cela, pas de fausse modestie ! On ne montre ses oeuvres à personne : C'est son droit le plus strict, non mais !
Le droit de découvrir la liberté de se (dé)livrer, le droit d'en jouir, pleinement, grassement ...
Merci Louis, pour tes interventions dans nos ateliers d'écriture, merci pour tes passions, pour ta simplicité.