Bienvenue chez moi

Je suis heureux de vous accueillir dans mon blog ! Vous y trouverez des textes, de la poésie, des souvenirs de vadrouilles et de voyages intimes, que j'ai écrits, seul ou dans un atelier d'écriture, depuis 2001... J'ai pour sujets d'inspiration un thème imposé, un texte, une photo, un tableau, une musique, ou un morceau de mon existence...
Les "Ecrimages" sont les résultats de ces rencontres entre la lettre et l'image...
Je serai ravi de lire vos commentaires : Merci !
Loïc

mardi 27 janvier 2015

Entrée dans le Monde

Entrée dans le Monde

 

Je vis un gros ballon qui voulait rebondir dir dir dir dir ...
Je vis un orteil timide
Puis un petit pied aux orteils qui s’agitaient pour me dire bonjour,
Je vis des petits fesses rebondies adorablement,
Je vis vite le regard furtif de la sage-femme, et qu’elle manipulait,
Vite, des manettes et des boutons ;
Je vis que s’affolaient des lignes mystérieuses sur les écrans minuscules,
Et les yeux pupilles brillantes, son regard perdu, l’appel qu’elle m’adressait.
Je vis (après une éternité) le sourire de la femme-médecine …
Je vis la tête de ma fille.
Alors je m’autorisai à fondre en larmes, et
Je vis la salle des pas perdus de la maternité.
Je vis la cour de l’école où je filmais ses premiers pas.
Je vis le grand lycée où elle s’affaire,
Je vis les invisibles particules, molécules,
Qui font son quotidien microscopique.
Je vis les grands yeux ébahis ou ahuris des élèves qui n’y comprenaient goutte …
Loïc

lundi 26 janvier 2015

Le "tube" qui emplit actuellement les rues de Grèce : Paroles et traduction de «People Have The Power»

 Après la victoire qualifiée, à peu partout, d'"historique", 

de SYRIZA, hier, en Grèce : L'ESPOIR, immense ! 

C'est le peuple qui détient le pouvoir !

Mais l'espoir appelle à d'autres luttes, 

car rien n'est jamais gagné, 

les adversaires, coalitions, groupes d'intérêts, 

ont de la répartie ...

Paroles et traduction de «People Have The Power»

People Have The Power (Le Peuple A Le Pouvoir)
I was dreaming in my dreaming
Je rêvais dans mon rêve
Of an aspect bright and fair
D'un aspect brillant et juste
And my sleeping it was broken
Et mon sommeil il fut rompu
But my dream it lingered near
Mais mon rêve il demeurait là
In the form of shining valleys
Dans la forme de vallées rayonnantes
Where the pure air recognized
Où l'air pur est reconnu
And my senses newly opened
Et mes sens éveillés
I awakened to the cry
Je me suis réveillé au cri
That the people / have the power
Que le peuple/ a le pouvoir
To redeem / the work of fools
De racheter/ l'oeuvre des imbéciles
Upon the meek / the graces shower
Sur les doux/ les pluies de grâce
It's decreed / the people rule
C'est décrété / le peuple règne

[Chorus]
[Refrain]
The people have the power
Le peuple a le pouvoir
The people have the power
Le peuple a le pouvoir
The people have the power
Le peuple a le pouvoir
The people have the power
Le peuple a le pouvoir

Vengeful aspects became suspect
Les aspects vengeurs deviennent suspects
And bending low as if to hear
Et se courbant comme pour entendre
And the armies ceased advancing
Et les armées ont cessé d'avancer
Because the people had their ear
Parce que le peuple a décroché leurs oreilles
And the shepherds and the soldiers
Et les bergers et les soldats
Lay beneath the stars
Reposent sous les étoiles
Exchanging visions
Échangent leurs visions
And laying arms
Et déposent les armes
To waste / in the dust
Dans les déchets / dans la poussière
In the form of / shining valleys
Dans la forme des / vallées rayonnantes
Where the pure air / recognized
Où l'air pur / reconnu
And my senses / newly opened
Et mes sens/ éveillés
I awakened / to the cry
Je me suis réveillé / au cri que

[Chorus]
[Refrain]

Where there were deserts
Là où furent les déserts
I saw fountains
J'ai vu des fontaines
Like cream the waters rise
Comme la crème les eaux s'élever
And we strolled there together
Et nous avons flâné ensemble
With none to laugh or criticize
Sans personne pour rire ou critiquer
And the leopard
Et le léopard
And the lamb
Et l'agneau
Lay together truly bound
Dorment ensemble sincèrement liés
I was hoping in my hoping
J'espérais dans mon espoir
To recall what I had found
Me rappeler ce que j'avais trouvé
I was dreaming in my dreaming
Je rêvais dans mon rêve
God knows / a purer view
Dieu sait/ d'une vue plus pure
As I surrender to my sleeping
Me livrant à mon sommeil
I commit my dream to you
J'ai réalisé ce rêve pour toi

[Chorus]
[Refrain]

The power to dream / to rule
Le pouvoir de rêver / de décider
To wrestle the world from fools
D'arracher le pouvoir des mains des imbéciles
It's decreed the people rule
C'est décrété le peuple règne
It's decreed the people rule
C'est décrété le peuple règne
LISTEN
ÉCOUTEZ
I believe everything we dream
Je crois que tout ce dont nous rêvons
Can come to pass through our union
Peut se réaliser par notre union
We can turn the world around
Nous pouvons transformer le monde
We can turn the earth's revolution
Nous pouvons changer la course de la Terre
We have the power
Nous avons le pouvoir
People have the power...
Le peuple a le pouvoir...


Merci à Youenn
 

dimanche 25 janvier 2015

Repas de promo



THEME "RETROUVAILLES"
(sur la Communauté des Croqueurs de mots : http://croqueursdemots.apln-blog.fr/)

Racontez en prose ou vers des retrouvailles qu'elles soient voulues, de hasard ou même imaginaires avec :

  •  soit une personne ( ancien ami, amour passé, proche, connaissance)
  •  soit un objet, un lieu ou une perception visuelle, olfactive, auditive… 
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« Repas de promo »


Nous avions été de grands amis, durant notre période, de 1968 à 1973, à l’Ecole Normale d’Instituteurs (les « professeurs d’école » n’existaient pas encore). Nous étions devenus amis, pour certains, (mais qu’est-ce que l’amitié ?)

En 2002, nous nous faisions une fête de célébrer nos retrouvailles lors d’un week-end en commun, au bord de l’eau, dans une grande salle louée pour l’occasion, avec tout ce qu’il fallait pour faire la cuisine et … rester dormir au cas où, pour ceux qui …

Mais ces têtes … ces visages, ces teints aussi gris que leurs barbes, ces rides sur des joues fatiguées d’avoir oublié les sourires … : Un rappel très approximatif avec ce (ceux) dont j’avais conservé un souvenir plutôt agréable. Et ces bedaines … (non mais, tu t’es regardé, toi ?)

Et ces discussions « jardin-pétanque-foot-combien d’enfants ?-« Où sont-ils placés » … Très éloignées des débats enflammés (de septembre 68 !) au cours desquels nous refaisions le Monde (et comment !). Il n’était plus question que de leur « carrière » (« Moi, j’ai continué, j’ai fait conseiller pédagogique » - front haut, bien sûr – ou « moi j’ai vite tout arrêté, l’enseignement c’était vraiment pas mon truc ». On commençait déjà, aussi, à faire le compte de ceux qui n’étaient plus de ce monde …

N’exagérons pas, car tous n’étaient pas dégoûtés ou désabusés. Mais combien de « encore six ans avant la quille ! »

Consolation, tout de même : Nous nous quittâmes après un « bal folk » improvisé par ceux qui étaient parvenus à apprivoiser un instrument de musique, entre préparations de cours et corrections de cahiers.

On se promit de « remettre le couvert » en 2012. Je n’en fus pas.
Loïc

samedi 24 janvier 2015

« BLANC »


À l'atelier des mots du mercredi : 
ALEPH : « Sphère magique qui ouvre des visions dans le passé et/ou le futur. On « voit l’infiniment petit, l’infini grand, qui s’entremêlent. On est placé dans le futur, pour pouvoir dire « je vis … » (du verbe ‘voir').

         ALEPH n°1 : 


« BLANC »

Je vis une grande salle nue, blanche ;

Je vis des marins-infirmiers, vêtus de blanc ;

Je vis une petite chambre, semi-éclairée ;

Je ne vis pas les autres, autour ;

Je vis un grand linceul, je vis son visage,

Blanc. 
Je vis alors du blanc, de toutes parts, sur ses joues surtout ;

Je vis un linceul, je vis un lange blanc,

Je vis un homme, blanc livide, pur.

Et je me vis aussi et l’enlaçant,

Je me vis tout blanc, tout enroulé de blanc.

Loïc

mercredi 21 janvier 2015

Vous voulez savoir où nous habitons ? La "riviera bretonne" (Ouest-France)



 Notre réaction personnelle, appuyée par le premier commentaire reçu à propos de cet article : La vidéo, rien à dire, belles images, très bonne technique, etc, mais quelle musique ! quelle idée ! Jolie, en soi, belle même, mais complètement à côté du sujet ... QUELLE IDÉE ?

Les communes de Bénodet, Fouesnant et La Forêt-Fouesnant (Finistère) on mutualisé la promotion de leur littoral. Une vidéo postée sur Youtube a été vue plus de 30 500 fois !
Bénodet, Fouesnant et La Forêt-Fouesnant, avec leurs offices de tourisme labellisés, représentent à elles trois la plus importante destination touristique du Finistère en terme de lits marchands. Au sein de la communauté de communes du Pays fouesnantais, l’idée de mutualiser la promotion de leur littoral commun s’est d’emblée imposée.

Prise de vue en drone

Lors d’un reportage de Bretagne Magazine, une journaliste avait évoqué la « Riviera bretonne » en voyant la côte ; la destination était née ! Il ne restait plus qu’à la mettre en images.
Ce sera chose faite au printemps 2014, avec la prise de vue à vol d’oiseau en haute définition depuis un drone de l’enfilade de côte du pont de Bénodet à la Forêt-Fouesnant en passant par l’Archipel des Glénan.

Le bouche à oreille fonctionne

La proximité a guidé tout le projet : une entreprise de Concarneau a assuré la prise de vue aérienne, et le montage a été réalisé à La Forêt-Fouesnant. Le budget total de l’opération est modeste, puisqu’il se monte à environ 2 000 €.
La vidéo, postée sur YouTube, a atteint aujourd’hui plus de 31 600 vues, uniquement en référencement viral (le bouche-à-oreille). C’est rapidement devenu l’une des plus grosses diffusions de films touristiques en France (à titre indicatif, celui de la Ville de Marseille atteint environ 40 000 vues) !
Les professionnels du tourisme commencent à se l’approprier et à l’utiliser pour leur propre promotion avec succès. Le fait est que l’image est d’une étonnante qualité, et les vues sont le reflet de la douceur de vivre sur nos côtes, même si les autochtones font semblant d’être blasés. C’est devenu le fer de lance de la communication et de l’image de la CCPF, première destination touristique du Finistère.
référence : Journal "Ouest-France"

lundi 19 janvier 2015

Panique sous les rails.



 La proposition d'hier, à "l'écume des mots" : Un souvenir d'enfance vous revient, vous le "déroulez" ...
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Panique sous les rails.



C'est moi, là, sur la marche du trolleybus, vous vous souvenez, ces bus électriques alimentés par des câbles qui fournissent leur courant grâce à des perches. Le plaisir est suprême, quand on s’évade un instant de l'atmosphère morose du trajet vers le boulot, et l'incident est beaucoup apprécié – surtout par les enfants lorsque lune des perches sort de son rail aérien. Le chauffeur doit alors (souvent sous les averses) descendre du bus, tirer sur la perche, travail très délicat et qui devient pénible après la troisième ou quatrième fois.

Moi, je suis monté dans le trolleybus à l'arrêt « Coq Hardi », un lieu-dit du quartier du Petit-Paris, à environ cinq cents mètres de la place de Strasbourg, universellement connue (surtout par les Brestois, et par les cyclotouristes du Paris-Brest). Jai bien enregistré les consignes, car c'est la première fois que je vais utiliser seul ce moyen de transport. Papa est à l'Arsenal comme tous les jours et maman doit s'occuper de mon petit frère Claude, qui a deux ans.

Et moi, j'en ai sept, je suis un grand, on me le répète assez souvent, que « jai l’âge de raison » : Je vais je dois me débrouiller pour le prouver.

Ici, pas d’ « hôtesse denfants », nous ne sommes pas à la SNCF et encore moins à Air France !

Ma destination, au centre-ville : le carrefour entre la rue de Siam et la rue de Lyon. Cette dernière, je la connais bien, jy suis né (à la maison) et j'y ai vécu pendant sept ans, jusqu'en 1959, quand le Brest de la Reconstruction est redevenu habitable.

Je me rends aujourd'hui, seul, donc, chez l'orthopédiste pour qu'il vérifie l'état de mes voûtes plantaires ainsi que l'adaptation de mes «chaussures orthopédiques» à l'évolution de la croissance. Ces engins de torture commencent vraiment à devenir insupportables, par leur aspect dont se moquent les copains, et par les douleurs provoquées … : vivement la fin !

 Mais pour linstant jai dautres préoccupations. Je me répète, sans arrêt, comme une litanie, le trajet : Je dois descendre après la Grande Poste. Facile à repérer, tout de même, a décrété ma mère : juste après le Monument aux Morts ! Unique, privilège agréable, même, ce voyage long à mes yeux - qui descend la rue Jean-Jaurès sur toute sa longueur (un kilomètre, au moins !). Grâce à la circulation intense et aux arrêts fréquents, j'ai tout loisir pour profiter de toutes les vitrines, principalement les expositions de jouets, car nous approchons de Noël

Place de la Liberté (ou « place Charles-de-Gaulle » - je n'ai jamais su, car ma grand-mère parlait, elle des « Glacis » ) la Poste, un des premiers grands bâtiments construits après la guerre. J'observe tout ce qui se passe : les enfants qui observent attentivement la vitrine du magasin de jouets le plus huppé et le plus cher de la rue de Siam, les matafs (marins), leurs beaux uniformes et leurs bachis (« Caressez-moi le pompon, ça ne coûte quun bisou ! », j'ai à présent la tête tout à fait ailleurs

Mon arrêt, bon Dieu ! Voilà le square Wilson, sous le kiosque y joue une fanfare, puis le Monoprix ! Je suis glacé d'effroi. Réflexe immédiat, je me tourne dans tous les sens, persuadé que tous les regards sont braqués sur moi. Je croise les bras sur ma poitrine, persuadé de me faire moins remarquer, comme si un haut-parleur venait d’annoncer solennellement, et en répétant, ma bévue… Je suis très certainement rouge écarlate, je suis donc facilement repérable, je sens que je vais éclater (et même, peut-être, faire dans ma culotte).

 Mais un voyageur a sonné pour demander larrêt suivant, devant le magasin exotique qui fleure si bon tout ce quon peut trouver qui vient de si loin

Sauvé, je suis sauvé ! Je saute littéralement, à pieds joints, quitte à me fracturer une jambe. Mais ce serait tellement moins grave

La prochaine fois j'essaierai le vélo, mais maintenant, le plus difficile va être le retour à la maison

Loï
                                                  

dimanche 18 janvier 2015

Évasion

Le groupe d'écriture Poudreurs d'escampette nous proposait ceci : 

Un hémisphère dans une chevelure
Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l'odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l'eau d'une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l'air.
      Si tu pouvais savoir tout ce que je vois! tout ce que je sens! tout ce que j'entends dans tes cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme l'âme des autres hommes sur la musique.
      Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où l'espace est plus bleu et plus profond, où l'atmosphère est parfumée par les fruits, par   les feuilles et par la peau humaine.
Charles Baudelaire - Le Spleen de Paris
>>> Choisir une petite partie du corps d’une personne aimée (enfant, grand-père, amant, amante) comme une main, un poignet, une épaule, une tache, et écrire une forme d’hommage dans l’évocation de tous les sens à travers cette zone choisie.
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Évasion
Ma main s'est égarée à mon insu, je demeure en demi-sommeil, des questions massaillent : Mais que fais-ici ? D'ailleurs, où suis-je ? Enveloppé d'une délicieuse torpeur dont je m'efforce de ne pas m'évader, j'entreprends de jouer avec ta peau, de la palper, « douce comme celle d'un bébé ». Je le dis souvent, alors tu murmures doucement : « arrête, idiot ! »
Suave à croquer, fleurant bon, tout à la fois, le lait de toilette et les lointaines épices.
Une salamandre (ou un petit lézard) se promène, immobile ou vibrant sous tes vibrations et tressaillements, sur ton épaule, et je m'envole vers les Caraïbes. Imperceptible crissement des pattes sur le corps, lente progression le long de ton épaule bronzée Bercement qui m'assoupit, mhypnotise et me conduit sur ton île originelle. Merveilleuse négritude de cette créature à la symbolique si mystérieuse, qui m'est devenue si familière et si intime, notre secret, que je baise tendrement.
Loïc