Bienvenue chez moi

Je suis heureux de vous accueillir dans mon blog ! Vous y trouverez des textes, de la poésie, des souvenirs de vadrouilles et de voyages intimes, que j'ai écrits, seul ou dans un atelier d'écriture, depuis 2001... J'ai pour sujets d'inspiration un thème imposé, un texte, une photo, un tableau, une musique, ou un morceau de mon existence...
Les "Ecrimages" sont les résultats de ces rencontres entre la lettre et l'image...
Je serai ravi de lire vos commentaires : Merci !
Loïc

lundi 31 août 2015

Faire-part de naissance ...

L'Ecume des mots
à Fouesnant-les-Glénan



J'ai le plaisir de vous annoncer la naissance de la page Facebook de l'atelier d'écriture in vivo (en chair et en os, si vous préférez !) "l'Ecume des mots", à Fouesnant. J'attends avec impatience sa réouverture et les retrouvailles avec ses membres, le 9 septembre prochain ...

Le bébé est en pleine forme, comme ses tantes et oncles. 


vendredi 28 août 2015

La roue de la vie .../ La rado de la vivo ...

Photo argentique : Au fond du site de Kerhervy, près de Lorient (Morbihan)
    (Esperanto, sube)

 J'ai été très heureux de participer aux "exercices d'été", sur les thèmes si variés de la mer, qui ont été proposés aux Croqueurs de mots. On dit que tout a une fin : En voici, au travers de cette photo argentique, une conclusion, selon ma vision de la vie : La mort, des bateaux comme les autres, est partie intégrante de la vie. Un aboutissement, ou, pour d'autres, une autre suite, différente.
     Devant ces carcasses : L'étape du repos après une existence chahutée, difficile, ingrate, mais tellement riche. Ces bois démembrés vibrent encore, peuplés des mouvements de vagues et des courants incessants ...
     Même lorsque tout aura pourri, les restes alimenteront les limons, engraisseront les limons, nourriront les planctons. Puis apparaîtront d'autres navires, d'autres hommes.
Eternel recommencement, la roue de la vie ...

Esperanto : 
Arĝento Foto: la pejzagxo Kerhervy, proksime Lorient (Morbihan)
Mi estis tre feliĉa por partopreni en "somerekzercoj", pri temoj diversaj pri la maro, kiuj estis proponitaj al "Krakmangxitantoj de vortoj". Oni diras, ke ĉio havas finon: tie, tra ĉi foto, konkludo, en mia perspektivo pri lavivo: Morto, de ŝipoj kiel de la aliaj, estas integrita parto de la vivo. Rezulto aŭ, por aliaj, alia sekvajxo, malsama.
Antaŭ tiuj kadavroj: Paŝo resto post turbula ekzisto, malfacila, sendanka, sed tiel riĉa. Tiuj lignaj diserigita vibras denove logxataj per la movado de ondoj kaj fluoj senĉesaj ...
Eĉ kiam ĉio putris, la restaĵoj mangxigos la sxlimonojn, dikiĝos la humon, la planktonon nutros. Tiam aperos aliaj ŝipoj, aliaj homoj.
Eterna movo, la rado de la vivo ...

vendredi 21 août 2015

Il est urgent ... d'attendre !

Je me permets ce matin de vous adresser un conseil en informatique (moi qui suis un béotien danc ce domaine) : attendez avant d'installer Windows 10 !
Je suis actuellement sur un autre ordinateur, car le lien est au garage, pour un formatage complet, après d'autres soins inefficaces ... Mon ordinateur suivait son petit bonhomme de chemin en suivant son cheval Windows 7 sans problème. Mais j'ai eu la malencontreuse idée d'installer le tout nouveau tout beau W10 : patatras et corngidouille, il a semé une pagaille incroyable partout. Pourtant j'ai suivi scrupuleusement le processus d'installation ... C'est peut-être pour cela ?
En attendant, je ne peux plus faire grand'chose si ce n'est attendre. L'informaticien (professionnel) en question m'a dit que quand un nouveau truc de ce genre apparaît sur le marché il faut attendre que les premiers utilisateurs en fassent les frais de tous les défauts. Des cobayes, quoi.
On va me faire revenir à mon bon vieux W7, et ... Je ne touche plus à rien, pour pouvoir vous contacter !
Euh, j'oubliais ... Windows 10 est gratuit ... Pendant un an ! Je lirai mieux les ´conditions d'uitlisation', berné que je suis, et tout penaud.
Maintenant, "c'est vous qui voyez" !
Loïc

mercredi 19 août 2015

Un nouveau sujet : "l'art de rue" ou "Street-art" / Nova temo : "Stratarto", aux "street-art"

   (Esperanto, sube)

 L'art de rue est souvent une expression mal comprise, ou même rejetée, car selon beaucoup de personnes l'art (musique, peinture, théâtre ...) ne peut s'exprimer et se dévoiler que des endroits dédiés, et être pratiqué que par des "spécialistes", auto-proclamés.
Mais : Redon, une ville de l'extrême-sud de l'Ille-et-Vilaine, à la limite des départements du Morbihan et de la Loire-Atlantique, m'a subjugué par une initiative passionnante ... :
     Une usine, qui fabriquait des machines agricoles, "Garnier", née au 19ème siècle, et fermée en 1974 après de nombreux déboires, a laissé de grands pans de murs, défraîchis et "inutiles", dans ce qu'il est convenu de nommer une "friche industrielle". 

     Ce lieu a été rapidement occupé par des personnes (jeunes, le plus souvent, et ne se connaissant pas) en mal d'expression, besoin vital pour certains qui se trouvaient en errance et en recherche de reconnaissance.
     Peu à peu, les murs, tout en longueur et en hauteur, ont été couverts (avec la tolérance bienveillante de la municipalité), de "tags", éphémères, inspirés - ou non - par des thèmes respectés ou non par les artistes. Il faut bien les nommer ainsi, car ils ne sont surtout pas les auteurs des graffiti aux messages abscons. Une immense fresque a vu le jour, toujours mouvante, et photographiée moultes fois, selon son avancée, ses nouveautés ...
     J'ai savouré un grand plaisir à saisir ces "peintures de l'instant", car certaines d'entre elles me parlaient. Je vais donc, dans une rubrique "arts de la rue", vous proposer mes impressions, qui ne seront pas forcément les intentions des auteurs (qui s'attelaient parfois à un thème imposé ...).


En introduction :


Des associations hétéroclites ? humm ... Une oeuvre "naïve" ? humm ... Un reste d'enfance ? oui, peut-être ...
Mais un proverbe italien dit : "Traduttore, traditore (traducteur, traître, ou traduire c'est trahir)". Et disséquer est souvent déflorer ... Je pense surtout à l'exemple de la poésie.
Ainsi en est-il, à mon sens, de beaucoup d'oeuvres artistiques : J'y cherche l'émotion, le choc, la sérénité, ou la révolte qu'elles m'inspirent, bien plus que les explications alambiquées, savantes, et même pédantes, qu'il faut subir. "C'est beau" ? oui, pour toi, pas pour moi ! N'en cherchons surtout pas le pourquoi .
Je vous présenterai donc les oeuvres que j'ai - tout à fait arbitrairement - retenues, 
et vous en proposerai mes interprétations ... A bientôt !

 ESPERANTO : 

Strato arto estas esprimo ofte miskomprenita, aŭ eĉ malakceptita, ĉar laŭ multaj personoj la arto (muziko, pentraĵo, teatro ...) ne povas esti esprimita kaj rivelita en dediĉita lokoj kaj praktikita per "specialistoj", memproklamitaj.
Sed Redon, urbeto en la suda fino de Ille-et-Vilaine, apud la departementoj Morbihan kaj Loire-Atlantique, allogis min per ekscita iniciato ...:
     Fabrikon, kiu fabrikis terkulturajn maŝinarojn, "Garnier", naskiĝis en la 19-a jarcento kaj fermis en 1974 post multnombraj malsukcesoj, lasis grandajn sekciojn de muroj, tristajn kaj "nenecesajn", en ĝi jesis nomumita "Industria senkulturejo". 

     Tiu loko estis rapide okupita de personoj (junaj, plej ofte) serĉante esprimon, esencan bezonon de iuj kiuj estis serĉante finon de vagado kaj rekono.
     Laŭgrade, muroj, ĉiuj en longo kaj alteco, estis kovritaj (per la bonvola toleremo de la komunumo), de "etikedoj", efemeraj, inspiritaj - aŭ ne - de temoj aŭ ne respektitaj de la artistoj. Ni devas voki, ĉar ili certe ne la krimintoj de graffiti en obskura mesaĝojn. Grandega fresko naskiĝis, ĉiam movanta, kaj ofte fotita, laŭ lia progreso, lia nova ...
     Mi ĝuis grandan plezuron kapti tiujn "pentrartoj de la momento" ĉar kelkaj el ili mem al mi parolis. Mi, en nova sekcio "urba arto", proponas al vi miajn impresojn, kiuj ne nepre estos la aŭtoroj intencoj.


En la enkonduko:


Malsimilajn asocioj? Humm ... Verko "naiva"? Humm ... restajxo de infanaĝo? jes, eble ...
Sed itala proverbo diras: "Traduttore, traditore (Tradukisto, perfidulo, aŭ traduki estas perfidi)." Kaj dissekci ofte senflorigi ... Mi pensas precipe pri la ekzemplo de poezio.
Tiel estas, miaopinie, multaj artaj verkoj: Mi serĉas emocion, ŝokon, serenecon, aŭ rompu kun ili inspiras min, multe pli ol la malsimpla, dokta kaj eĉ pedanta, ĝi devas suferi. "Tiu estas bela"? jes, por vi, ne por mi! Ne rigardu precipe kial.
Do mi prezentos al vi la verkoj kiujn mi havas - tute arbitre - elektita
kaj vi povos legi miajn glosojn ... baldaŭ!

lundi 3 août 2015

Esperanto : Oui ou non ? / Esperanto : Jes, aux ne ?

 ESPERANTO (français, dessous / france, sube) :
Tie-mateno, mi proponas al vi mal
grandan esploron, kiu povas koncerni la esperantistojn KAJ la ne-esperantistojn.
Vi povis rimarki, ke ekde kelkaj tagoj mi al vi proponas traduktojn de miaj tektoj, por montri al kelkaj esperantistoj, kiuj povus esti interesaj (kiam il ne tute konas la francan lingvon !), kaj tie montri la aferojn, kiuj ili povus disdividi, kiam oni lernis esperanton ...
Do, vi multe helpus min, se vi informus min cxu utilas konigi esperanton, kio nun multe utiliza estas sur Internet.
Bonvolu skribi al mi, per komentoj, multe dankon al vi ! Gxis !
LOIC / LOIKO

Bonjour,
Ce matin je vous propose une petite enquête, qui s'adresse d'ailleurs autant aux espérantistes qu'aux non-espérantistes.
Vous avez pu remarquer que depuis jours je propose la traduction de certains de mes textes, pour montrer aux espérantistes des traductions qui peuvent les intéresser (quand ils ne sont pas du tout francophones !), et montrer aux espérantistes les "choses" que l'on peut aborder quand on a étudié un peu cette langue internationale ...
Vous m'aideriez en m'informant à propos de l'intérêt que vous portez à cette initiative : Est-ce intéressant (l'intérêt pour moi est de faire connaître aux espérantistes -surtout débutants- un des intérêts de la langue, qui a la chance de se répandre grâce à Internet). De mon côté, je fais connaître ce "dulingva" blog aux groupes, multiples associations espérantistes, dont certaines m'ont déjà m'informé de leur intérêt ...
Merci de m'adresser vos avis en commentaires, et à bientôt!

samedi 1 août 2015

Bouleaux (au musée des Beaux-arts de Quimper, "la beauté idéale", en sortie avec l'atelier 'Ecume des mots'.) / Betuloj (muzeo de Belartoj en Quimper, "ideala beleco", elego kun la ateliero 'Sxaumo de voroj')



Alexandre Séon

      Ce jour, rien ne sera droit, ni mes idées, ni ma voix, ni les voies que je dois emprunter pour émouvoir. Ce bois de bouleaux, si familier, résonne habituellement de chants lyriques, ma passion, dont j’ai fait ma profession.
     Mais le lieu a revêtu soudain une chape sinistre, déshumanisée, mortifère. Encore cette fois, nous nous étions fixé rendez-vous en cet espace d’imagination, de méditation, et d’inspiration. Notre amour en était le moteur, il était la raison d’être de nos efforts, et notre récompense. J’avais choisi ses fleurs préférées, les plus tendres, les plus romantiques.

     De son piano n’émanent que des rêveries, des charmes indicibles. Elle ne s’accorde des exceptions que lorsqu’elle m’accompagne, lorsque la partition l’exige …

     Les bouleaux sont les seuls témoins de mon accablement, de ma détresse. Pourquoi, cette absence dans notre paradis secret ? A-t-elle renoncé, minée de moqueries, d’humiliations, d’indignations à peine voilées ? A-t-elle cédé, accablée, sous le poids sans merci des pressions, des préjugés, des intolérances ?

     Je chanterai seule, ce soir.

LOIC 

Alexandre Séon, ICI/CXI-TIE

Esperanto :


Betuloj (muzeo de Belartoj en Quimper, "ideala beleco", elego kun la ateliero 'Sxaumo de voroj')

Ĝis nun, nenio estos prava, aŭ miaj ideoj aŭ mia voĉo aŭ la vojoj ke mi devas prunti movi. Tiu arbaro tiel familiara, kutime resonas lirikaj kantoj, mia pasio, kies mi faris mian profesion.
     Sed la loko subite surmetis sinistran hxormantelon, deshumanizadan, mortigan. Denove ni starigis tiun spacon de imago, meditado kaj inspiro. Nia amo estis la motoro, ĝi estis la celo de niaj klopodoj, kaj nia rekompenco. Mi elektis sian ŝatatajn florojn, la plej malfortaj, la plej romantikaj.

     Lia sola piano emanas el sonĝoj, netakseblaj ĉarmoj. Ŝi konsentas ke kiam escepton kun mi, kiam postulataj per la partituro ...

     La betuloj estas la solaj atestantoj de mia premegeco, mia mizero. Kial, tiu manko en nia sekreto paradizo? Ĉu rezigneblaj, subfosis mokado, humiligo, kolero kaj vualitaj? Ĉu estas superŝutita sub premo, antaŭjuĝo, netoleremo?

     Mi nura kantos, nokte.