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Je suis heureux de vous accueillir dans mon blog ! Vous y trouverez des textes, de la poésie, des souvenirs de vadrouilles et de voyages intimes, que j'ai écrits, seul ou dans un atelier d'écriture, depuis 2001... J'ai pour sujets d'inspiration un thème imposé, un texte, une photo, un tableau, une musique, ou un morceau de mon existence...
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Loïc

samedi 1 août 2015

Bouleaux (au musée des Beaux-arts de Quimper, "la beauté idéale", en sortie avec l'atelier 'Ecume des mots'.) / Betuloj (muzeo de Belartoj en Quimper, "ideala beleco", elego kun la ateliero 'Sxaumo de voroj')



Alexandre Séon

      Ce jour, rien ne sera droit, ni mes idées, ni ma voix, ni les voies que je dois emprunter pour émouvoir. Ce bois de bouleaux, si familier, résonne habituellement de chants lyriques, ma passion, dont j’ai fait ma profession.
     Mais le lieu a revêtu soudain une chape sinistre, déshumanisée, mortifère. Encore cette fois, nous nous étions fixé rendez-vous en cet espace d’imagination, de méditation, et d’inspiration. Notre amour en était le moteur, il était la raison d’être de nos efforts, et notre récompense. J’avais choisi ses fleurs préférées, les plus tendres, les plus romantiques.

     De son piano n’émanent que des rêveries, des charmes indicibles. Elle ne s’accorde des exceptions que lorsqu’elle m’accompagne, lorsque la partition l’exige …

     Les bouleaux sont les seuls témoins de mon accablement, de ma détresse. Pourquoi, cette absence dans notre paradis secret ? A-t-elle renoncé, minée de moqueries, d’humiliations, d’indignations à peine voilées ? A-t-elle cédé, accablée, sous le poids sans merci des pressions, des préjugés, des intolérances ?

     Je chanterai seule, ce soir.

LOIC 

Alexandre Séon, ICI/CXI-TIE

Esperanto :


Betuloj (muzeo de Belartoj en Quimper, "ideala beleco", elego kun la ateliero 'Sxaumo de voroj')

Ĝis nun, nenio estos prava, aŭ miaj ideoj aŭ mia voĉo aŭ la vojoj ke mi devas prunti movi. Tiu arbaro tiel familiara, kutime resonas lirikaj kantoj, mia pasio, kies mi faris mian profesion.
     Sed la loko subite surmetis sinistran hxormantelon, deshumanizadan, mortigan. Denove ni starigis tiun spacon de imago, meditado kaj inspiro. Nia amo estis la motoro, ĝi estis la celo de niaj klopodoj, kaj nia rekompenco. Mi elektis sian ŝatatajn florojn, la plej malfortaj, la plej romantikaj.

     Lia sola piano emanas el sonĝoj, netakseblaj ĉarmoj. Ŝi konsentas ke kiam escepton kun mi, kiam postulataj per la partituro ...

     La betuloj estas la solaj atestantoj de mia premegeco, mia mizero. Kial, tiu manko en nia sekreto paradizo? Ĉu rezigneblaj, subfosis mokado, humiligo, kolero kaj vualitaj? Ĉu estas superŝutita sub premo, antaŭjuĝo, netoleremo?

     Mi nura kantos, nokte.
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