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Je suis heureux de vous accueillir dans mon blog ! Vous y trouverez des textes, de la poésie, des souvenirs de vadrouilles et de voyages intimes, que j'ai écrits, seul ou dans un atelier d'écriture, depuis 2001... J'ai pour sujets d'inspiration un thème imposé, un texte, une photo, un tableau, une musique, ou un morceau de mon existence...
Les "Ecrimages" sont les résultats de ces rencontres entre la lettre et l'image...
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Loïc

mercredi 14 janvier 2015

Se déguiser ... sans se cacher !


« Se déguiser » : « Faire à sa guise » (dictionnaire Reverso) !

Pourtant, les déambulatants qui déambulatent , pendant le Carnaval, semblent ne pas être (ou avoir été) libres, dans bien des cas, de choisir leur déguisement, car nous rencontrons les historiques Polichinelle, Arlequin (attention, ne pas confondre !), les Charlots, les fées Carabosse ou Mélusine, … Je choisis la seconde, entre nous, car le Carnaval est aussi, fréquemment, le « jour des fous » ou « celui de tous les droits » : Profitons-en ! Et cela nous apportera des souvenirs, bons ou médiocres, de nos frasques.
Moi, c’était le clown, un grand classique. Grand, peut-être pas, car la veste à carreaux, et le pantalon à gros pois, flottant au vent de Douarnenez (les « Gras » sont sacrés céans) me donnaient un air de petit lutin perdu dans son froc , concernant le bas, et dans son frac pour le haut … J’avais conservé, des premiers carnavals, un beau (mais de moins en moins chaque fois …) chapeau-clac (ou claque ?) qui ressortait chaque année de son coffre. Lors du défilé obligatoire dans la rue principale, nous – tout le monde – pouvions à loisir nous réjouir, grâce à notre reflet dans les vitrines, ou désirer disparaître sous terre, devant la piètre « photo » exposée à tous d’un piètre clown de Strada à deux sous …
Ensuite, ce furent, en beaucoup moins bien « adaptés à mon caractère », les accoutrements (dont les hommes raffolent) de femmes délurées, fofolles et (très) vaguement sexy, dont le maquillage outrancier dégoulinait à la première gorgée de bière.
Alors, j’ai vite arrêté. Ben oui : certains élèves (ou parandélaives) me reconnaissaient, et d’aucuns d’entre eux présentaient – triste pour eux – un sens peu élevé de l’humour. Les appareils-photos jetables commençaient aussi, en concert avec les reflets assassins des vitrines, à donner des preuves irréfutables – comme s’il en était besoin – de nos exhibitions ridicules, sujettes, de plus, à toutes sortes de suppositions plus ou moins désagréables.
Et puis (et surtout) j’ai cessé (maturité ?) d’aimer ce défoulement annuel et un peu (beaucoup) stéréotypé et trop déjanté, qui donnait, de plus, une trop bonne occasion de beuveries sans nom, que j’ai revécues plus tard comme soigneur, dans les postes des secours de la Croix-Rouge … Là, ce n’est pas le même cinéma, on joue toute la nuit un autre film, dans un autre costume, et principalement sans reflets de soi, sans rôle à tenir pour soi-même, mais sans fard ni grimace, pour les autres .
Loïc
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