Bienvenue chez moi

Je suis heureux de vous accueillir dans mon blog ! Vous y trouverez des textes, de la poésie, des souvenirs de vadrouilles et de voyages intimes, que j'ai écrits, seul ou dans un atelier d'écriture, depuis 2001... J'ai pour sujets d'inspiration un thème imposé, un texte, une photo, un tableau, une musique, ou un morceau de mon existence...
Les "Ecrimages" sont les résultats de ces rencontres entre la lettre et l'image...
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Loïc

lundi 20 juillet 2015

Que se passe-t-il à Hondarribia ?

"Fontarrabie est une commune du Guipuscoa dans la communauté autonome du Pays basque en Espagne située à la frontière française sur la rive gauche de l'estuaire de la Bidassoa, en face d'Hendaye, avec Irun, Pasaia et Lezo pour voisins." 

Ce qui  m'intéresse a priori, dans cet article de Wikipedia, est ceci : en Français Fontarrabie, en espagnol Fuenterrabía ("fond sableux"), en basque Hondarribia. Les Basques (espagnols ou français ? non, les Basques !) ont en effet décidé, assez récemment, de restituer à cette commune son nom originel. J'y suis sensible à titre de Breton (même non bretonnant), car chez moi aussi on a "traduit" jadis certains noms en français, souvent de façon assez loufoque ! un exemple : Le nom breton "Kroazhent" signifie un carrefour; on a cru bon de le traduire par "croissant" (au beurre ?). Si encore on avait pensé à "croisement", ou (mieux ?) "Croix ... suivi du nom du lieu-dit", cela aurait été plus correct.
Mais les technocrates sont là pour l'être, pour ne pas savoir écouter les avis des "autochtones indigènes" ! On passe, on décide, on est un rouleau compresseur des cultures régionales.
Alors, les gens du coin (les "imbéciles qui sont nés quelque part" ?) s'accrochent, se démènent, mais ... "La langue de la République française est le français", dit la sacro-sainte Constitution. La France est un des derniers pays européens à ne pas avoir signé la Charte des langues et cultures régionales.

Tout ceci pour me demander : "Mais que fait cet homme ?". Je l'ai aperçu, juste avant de déclencher une prise de vue, et j'ai attendu, pressentant un "truc à faire". Oui, même en voyage, j'ai mon blog en tête !


Le visage de cette personne est flouté (respect du droit à l'image)
Et cela commence à vagabonder dans ma tête, à imaginer, à fantasmer ... Cet homme, manifestement, se cache. Il fuit, comme son regard. Peur ? non. Mais l'inquiétude de celui qui ne veut pas, dans cette petite ville, être reconnu. Il fait sans doute partie, certainement même, d'un de ces groupes politiques indépendantistes ou pour le moins autonomistes, qui désirent peut-être "continuer la lutte", ne pas déposer les armes. Il est de ce peuple fier, qui veut rester debout. Et il va là participer, dans une maison discrète (juste plus haut que le restaurant) à une de leurs rencontres. 
Soudain, il s'approche de moi ! L'air menaçant, il m'adresse la parole, en grognant. Il parle basque, le basque que l'on entend en grande majorité ici. Avec les quelques mots que je connais en espagnol, je lui explique ce que je fais là, montrant les maisons, mon appareil-photos ... 
Il me répond brièvement... en français (il déteste certainement la langue de "l'occupant"), me fait comprendre que "c'est bon, mais passez votre chemin".
Je ne demande pas mon reste, et descends cette rue, infréquentable !
Ma curiosité est la plus forte : Je jette un regard en arrière. Il s'est effectivement glissé dans la maison. Il faut que je m'éloigne, pour ne pas passer pour un espion.
Des cris de joie, des rires, se font entendre tout à coup. Puis des bruits d'embrassades, des paroles qui se passent  de traduction ... Dulcinée !
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