Bienvenue chez moi

Je suis heureux de vous accueillir dans mon blog ! Vous y trouverez des textes, de la poésie, des souvenirs de vadrouilles et de voyages intimes, que j'ai écrits, seul ou dans un atelier d'écriture, depuis 2001... J'ai pour sujets d'inspiration un thème imposé, un texte, une photo, un tableau, une musique, ou un morceau de mon existence...
Les "Ecrimages" sont les résultats de ces rencontres entre la lettre et l'image...
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Loïc

jeudi 10 décembre 2015

Hériter ? oui, mais …


A l'atelier de l'écume des mots : 
Vous avez hérité de cette maison, qui se trouve à Chicago. 
Qu’allez-vous faire (sans utiliser le mot « bleu » dans le texte) ?

J’en reste sur le flanc, le souffle coupé : Un héritage ! Je suis fatigué, aussi, par mon vol Paris – New-York – Chicago, je découvre le « cadeau ».
J’hérite de mes ancêtres américains (dont je n’ai jamais entendu parler !) une belle maison d’un outremer étonnant pour un Européen, qui guérissait un peu, sans doute, la nostalgie des teintes maritimes de leur mer bretonne.
Ils avaient osé se lancer dans le grand voyage, au XVIIIème siècle, vaincus par la famine, le cœur empli d’un immense espoir. Ils s’étaient installés tout d’abord au Québec, puis avaient adopté les Etats-Unis, leur civilisation, leur langue, et y avaient fait souche.
Ils avaient vécu à Chicago une existence prospère, et y avaient construit une coquette maison de bois, accueillante et chaleureuse, dont le notaire m’avait proposé la photo, bien alléchante, ma foi.
Mais … J’en suis propriétaire, à présent. Trop attaché à ma Bretagne, où j’ai ma famille, je ne pourrai jamais m’exiler dans ce pays pour lequel je ne ressens aucun attachement particulier. Alors, que faire ? la vendre ? Ce serait une insulte à mes ancêtres, impardonnable pour mes cousins, tantes et oncles.
Une maison en bois … Ce n’est pas si lourd, n’est-ce pas ? après tout …
Sur des containers spéciaux (on y a mis le prix !), la maison a été embarquée sur un cargo en partance pour l’Europe, et j’ai procédé à ce que les Québécois nomment « le grand dérangement » : retour vers la terre natale. Mais je me jure de ne jamais rien changer à cette maison. Surtout la couleur.


7 commentaires:

Tmor a dit…

J'aime la langue imagée des quebecqois. Ça m'évoque de manière lointaine le grand grabuge :
http://www.printempsdespoetes.com/file_base/pdf_poeme/584.pdf

Martine 85 a dit…


Un défi amusant. Tu as écris un beau texte qui montre l'attachement à tes racines bretonnes. Bleu-outremer n'est pas bleu (astucieux !). Si j'héritais d'une telle maison fort jolie, je crois que je la garderais. J'aime les états unis. Belle journée

Loïc Tizef a dit…

Merci pour ce lien vers un beau poème ...
J'ai vu il y a deux jours (sur France 4) un bon film (Starbuck)plein de cet accent savoureux, avec même des sous-titrages en français, indispensables !

Loïc Tizef a dit…

Si la maison en question se trouve dans le Vermont, par exemple, je crois que j'hésiterais ...
Merci !

Jeanne Fadosi a dit…

Une maison bleue ? je croyais qu'elle était à San Francisco (clin d’œil évidemment à Maxime Le Forestier). d'accord maintenant elle est retournée en Bretagne. C'est une bonne idée et un défi plutôt bien relevé (à l'outremer près qui n'a pas voulu se passer du bleu (sourire))
belle fin de semaine

Loïc Tizef a dit…

Merci, Jeanne. j'ai corrigé cette histoire de bleu. Pourtant il ne m'avait rien fait de mal ... !

Anonyme a dit…

j'adore cette idée de "grand dérangement" !