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Loïc

vendredi 30 novembre 2012

Dans le site "Nos enchanteurs", de Michel Kemper : Julos Beaucarne célébré par l’Académie Charles-Cros.

DANS "Nos enchanteurs" - http://nosenchanteurs.eu/

Julos Beaucarne célébré 

par l’Académie Charles-Cros


photo prélevée au site de Julos Beaucarne (DR)
(en direct de la Maison de la Radio, Paris, à la remise des Prix de l’Académie du disque Charles-Cros)
Ça fait presque un demi-siècle que ce wallon d’Ecaussinnes, ce citoyen du monde, cet agitateur du Front de libération des arbres fruitiers, ce rêveur de fond, poursuit sa route, plutôt ses petits chemins, loin des grandes transhumances des modes et des chansons. On dit facilement – ça doit être enseigné dans les rédactions de presse – que tout artiste a un « univers », la belle affaire ! Si c’est vrai, on ne saura tout à fait qualifier celui de Julos Beaucarne tant parler d’un univers à son propos relève du pléonasme, de l’évidence. Du reste, son terroir, c’est les galaxies… alors, l‘univers !

Avec Barbara d’Alcantara (photo Chantal Bou-Hanna)
Ce « chiffonnier de l’espérance » (1) est un amoureux de l’Homme et de la terre, une terre sans frontières et sans armes, comme avant l’Homme. Un terroir de bon sens où le geste rejoint la parole donnée, la parole chantée. Rien n’est factice, rien n’est de pure forme : Julos n’est pas un chanteur avec un plan de carrière, une feuille de route, c’est un homme qui chante, qui enchante, allant au bout de ses idées, de ses rêves, de ses utopies. Ni artistes raisonnable, ni chanteur maudit, non. Les pieds bien sur terre, dans le compost de ses mots, dans la pépinière de ses idées, dans le respect de la vie, il insinue ses p’tites chansons qui, petitement, dans le temps, labourent nos esprits et feront les moissons de demain. Il est la goutte d’eau qui prolonge le stalagmite… patience et longueur du temps. Bien sûr on a raillé cet insolite troubadour qu’aucune industrie, à plus forte raison discographique, ne saurait recycler. Lui tente, dans ce monde de déforestation forcenée, de « reboiser l’âme humaine ». Vaste tâche qu’il mène, résolu, depuis cinq décennies, par la force de l’émotion colportée, partagée, par l’inlassable transmission d’idées, d’exemples et de chansons. Seule l’Académie de disque Charles-Cros pouvait honorer un tel artiste : car vous l’imaginez, vous, chamarré d’une Victoire de la musique. Ce serait sa vie, son œuvre, qu’en un trophée un seul on détruirait.

(1)    L’expression me semble être de mon collègue Serge Dilaz, sur Chorus.


2 commentaires:

patriarch a dit…

Bonne soirée à vous deux. Amitiés

christiana a dit…

Ah! "notre" Julos! Il se bonifie avec l'âge!