Bienvenue chez moi

Je suis heureux de vous accueillir dans mon blog ! Vous y trouverez des textes, de la poésie, des souvenirs de vadrouilles et de voyages intimes, que j'ai écrits, seul ou dans un atelier d'écriture, depuis 2001... J'ai pour sujets d'inspiration un thème imposé, un texte, une photo, un tableau, une musique, ou un morceau de mon existence...
Les "Ecrimages" sont les résultats de ces rencontres entre la lettre et l'image...
Je serai ravi de lire vos commentaires : Merci !
Loïc

lundi 18 août 2014

Un petit virage ...

Après cette escapade en Méditerranée-ouest, en octobre 2013, nous avons en prévision un autre voyage, en seconde quinzaine de septembre. mais chut ! Nous passerons aussi au rapport !

En attendant, quelques nouvelles (assez importantes pour nous) : Nous avons décidé (parce que nous avons bien besoin, et parce que nous ne le valons bien !) de "lever le pied" en ce qui concerne l'action politique. Ce qui ne nous empêche pas de continuer à réfléchir (pas seulement pour nourrir nos neurones) pour un monde meilleur.
J'ai rafraîchi, dans les rubriques de la colonne de gauche, la liste des blogs d'écriture (suppression des blogs qui ne publient plus, correction des adresses pour ceux qui ont changé d'hébergeur ...), et nous vous proposons désormais ceci, en guise de publications :
- Des photos (récentes ou anciennes, personnelles ou non), accompagnées de leur "écrimage" (c'est tout de même l'objet de ce blog !)
- Des contributions à du brain-storming, pour celles et ceux qui aiment les tempêtes sous un crâne. je mettrai pour cela à contribution un ami très lecteur, très politique, et (à mon sens) très avisé : Manu.
- Des coups de gueule ou de coeur, au jour le jour. Par exemple, des chants, textes, que vous ne trouverez pas dans les "grands media" ... comme cette nouvelle chanson du Suisse Michel Bühler : GAZA.

Gaza

Tous les matins combien de morts
Faut-il ajouter au décompte,
Combien de cadavres encore
Faut-il ajouter à la honte?
Gaza bombardée, massacrée,
Enfants ciblés, mères en pleurs...         
Deux mots viennent à mes pensées:
La lâch'té et le déshonneur

C'est un peuple mis en prison               
Qu'on mutile, qu'on asphyxie.                
Ecoles, hôpitaux, maisons,
Rien n'échappe au feu des bandits.
Ecrasées l'échoppe et la rue,                
Le marché, la chambre aux bonheurs.   
Et deux mots marquent ceux qui tuent:
La lâch'té et le déshonneur

Soldat planqué dans ton blindé              
Puissant comme vingt forteresses,
Dont un seul obus va briser,
Sans risque pour toi, vingt jeunesses;
Et toi pilote routinier     
'vec tes missiles de l'horreur,
Vous personnifiez à jamais                   
La lâch'té et le déshonneur

Et toi qui ordonnes, qui penses 
Et n'as, 'vec ton état-major,                   
Pas d'autre choix, dans ta démence,
Que de frapper encore plus fort,           
Que d'aller plus loin dans le crime         
Et d'infliger plus de douleurs,                
Tu incarnes au degré ultime                 
La lâch'té et le déshonneur

Non la lutte n'est pas égale
Entre mille avions, mille chars,
Cent mille bombes infernales    
Et un peuple enfermé, hagard.
Taisez-vous gens de propagande!
Porte-paroles, ambassadeurs,
Ne sont que menteurs qui défendent     
La lâch'té et le déshonneur

Voleurs de vallées de collines
Votr' rêv' semble être de saigner
Tous les enfants de Palestine    
De les tuer jusqu'au dernier!
Jusqu'où donc ira votre haine?   
Vous vous prenez pour des seigneurs...
Mais derrière vous comme une traîne:
La lâch'té et le déshonneur



 Et lui et elle et vous d'ici,
Femme ordinaire, simple passant,

Où sont votre rage et vos cris?

Le silence est assourdissant...

Et toi le premier d'entre nous

Veule, qui restes spectateur...

Voici que retombe sur nous

Ta lâch'té et ton déshonneur                 



Oh...

Combien de temps faudra-t-il pour

Que soient jugés les assassins?

Combien d'années, combien de jours

Pour que la paix ouvre ses mains

Combien de jours, combien d'années

Pour que vienne la fin des pleurs

Combien de temps pour oublier

La lâch'té et le déshonneur?


Michel Bühler

22 juillet 2014




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