Ecrimagineur

Je suis heureux de vous accueillir dans mon blog ! Vous y trouverez des textes, de la poésie, des souvenirs de vadrouilles et de voyages intimes, que j'ai écrits, seul ou dans un atelier d'écriture, depuis 2001... J'ai pour sujets d'inspiration un thème imposé, un texte, une photo, un tableau, une musique, ou un morceau de mon existence...
Les "Ecrimages" sont les résultats de ces rencontres entre la lettre et l'image...
Je serai ravi de lire vos commentaires : Merci !
Loïc

jeudi 31 mars 2011

"L'Histoire est un éternel recommencement", paraît-il ...


 
Chaleur, Béton, Eau ...
Silence, Peur, Mort.
Alliances du "non-dit",
Responsables mais pas coupables

Oui, mais ... à Yukushima c'est pas la guerre,
C'est la faute au Tsunami, ami.

mardi 29 mars 2011

« Brèves de comptoir » …

Lors d'une de mes dernières participations à l' AIE (non, ça ne fait pas mal, c'est l'"Atelier Itinérant d' Ecriture", j’ai tiré deux étiquettes : « Verre à limonade » et « Verre à porto ».  Ce seront les deux « personnages » de mon texte.
« Deux verres se rencontrent et se racontent : leur vécu, leurs différences, leurs points communs …  Insérer la phrase (extraite de « Brèves de comptoir ») : « A la petite école, on écrivait tout au porte-plume, même les fautes, pour que ce soit plus beau … »
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-  Moi, je ne sers qu’aux enfants, car j’ai une bonne base, large ; je suis lourd, bien dans ma tête, bien dans mon assise.
-         Oui, mais le nectar du Portugal, lui, demande de l’élégance, la Haute Couture de la verrerie.
-         Tu es fragile, gracile sur ton pied longiligne. Mais nous avons un point commun : Les enfants sont émerveillés par les bulles de « l’eau qui pique », qui s’accrochent à mes parois. Les grands, eux, y voient la buée de leurs vains efforts et de leurs espoirs évanouis. Ils y voient même, parfois, leurs larmes, jaillies après quelques verres sans les corrections du savoir-vivre ou du savoir-boire, écritures automatiques et embrumées : A la petite école, on écrivait tout au porte-plume, même les fautes, pour que ce soit plus beau … »

mardi 8 mars 2011

8 mars : "Journée de la femme" ...

" La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. "

Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges (1748-1793)

La "JNA", et "Sourdine", sont à votre écoute ...

samedi 5 mars 2011

"J'suis pas fou, j'suis pas tout seul : j'parle à mon chien ...

SDF : la rue rend-elle fou ? Paroles d'experts et de sans-abri.

Schizophrénie, dépression, addiction : regards croisés de SDF et d'infirmières en psychiatrie sur ce que la rue fait au mental.

Par Aurélie Champagne, journaliste, "Rue89"  

à lire et à écouter en cliquant ICI

dimanche 27 février 2011

Devant la Fontaine Molière, à Paris, pour la langue française ...

Une fois n'est pas coutume : Je transmets aujourd'hui cet appel à manifestation, le 19 mars à Paris, pour la défense de notre langue française. Cet appel est, bien sûr, à divulguer sans frein !
Sauvons la langue de Molière, de Diderot et de Hugo et appelons notre peuple, les francophones du monde entier et tous les amis de la liberté et de l'égalité entre les peuples, à entrer en résistance contre le totalitarisme linguistique et la colonisation culturelle !

S' INDIGNER,  C' EST RESISTER  !
Stéphane Hessel

vendredi 25 février 2011

Chacun sa route ...

Chacun sa route ...

Eh ben, pour un peu, j'aurais cru qu'on me demandait de pondre un texte à propos d'un bouchon de champagne ! Car cette photo, vue de loin, sur l'ordi, et en plus dans mon état, c'est … un bouchon de champagne !
Mais un peu de sérieux (si j'en suis encore capable…) : Du fond de ma cave, il est temps que je remonte. Encore un après-midi gâché. Ce mur blanc, à gauche, est mon ennemi. Chaque fois, la même chose se dresse devant moi, me nargue, comme le coin en face, que j'ai tant de fois pris dans la tête.
Heureusement, Elle a perdu depuis longtemps l'habitude de cirer les marches…
J'aurais dû penser, lorsque j'ai fait construire cette maison, à faire poser une main courante, une rambarde, une balustrade, enfin quelque chose pour m'aider à grimper cet escalier, chaque fin d'après-midi… Certains jours, le quatre-pattes reste la seule solution.
Plus que trois marches, et j'arriverai au palier. Alors : à moi de choisir ma route, encore une fois. À gauche, encore quelques instants, et ce serait son regard, et elle, muette, les yeux rougis à jamais. Elle me fixera, comme d'habitude, tendra son bras et je remettrai dans sa main droite ma bouteille. Puis je tournerai à droite, vers ma chambre.
Mais sur ce palier, à droite, en direction de la porte habituellement fermée, lumière ! L'éclat éblouissant d'un jardin noyé de soleil, d'odeurs, certainement même plein de rires d'enfant, de fleurs, de vie, tout simplement.
Chacun sa route, chacun son destin…
Ma route, depuis des années, c'est la gauche. Oui, la gauche… Oh ! non je ne fais plus de politique depuis longtemps. Plus rien dans la tête, plus rien dans le coeur, l'énergie, c'est quoi ?
Merde ! Je viens de déraper. La bouteille de Scotch vient de se fracasser contre le mur blanc.
Le destin vient de me dicter ma route : je fonce à droite…

"Après tout, c'est leur culture ..." : Une belle leçon de civilisation !


 
Des Indiens d'Amazonie donnent une bonne leçon de vie, d'amour, de respect de la nature, et surtout sur le vrai sens de la civilisation  ...
On peut ne pas partager les goûts de Jean-Jacques Rousseau et se poser des questions sur "qui sont les vrais sauvages" ? les "demeurés" et les "évolués" ? j'ai des doutes certains ...

samedi 19 février 2011

Décidément, ça plane pour moi ... !

« Zénitude »…

Devant l’âtre qui exhale des odeurs relaxantes, la belle mélodie du bois qui craque accompagne le martèlement régulier des ondées sur les petits carreaux…

La braise rougeoyante se métamorphose dans mes yeux mi-clos, en reflets chatoyants, et l’ocre foyer m’invite à une profonde sérénité…

lundi 14 février 2011

Ma présentation, ou « We are the champions » ou "auto-satisfaction"...


 J'hésite à classer ce texte ... : rubrique "coup de coeur" (car je m'aime de plus en plus, cela tombe bien le jour de la Saint-Valentin) ou "humour" ... ? Aidez-moi ! 

Je vais me satisfaire, au sens premier du mot, c’est à dire me contenter, de choisir, très arbitrairement, les deux sens que l’on donne habituellement au mot « champion ».
Donc, je suis un champion, au sens grec, je suis un représentant. Je représente une version, parmi tant d’autres, de cette variété animale, dite « homme », de sexe masculin et d’âge moyen, vivant au début du XXIè siècle.
Je suis marié, j’ai deux enfants, je suis donc le champion typique de cette classe d’individus. En d’autres temps, une chanteuse à nattes, championne, elle, de la médiocrité, aurait clamé que j’étais le « petit garçon de champion moyen »…
Bon. Le champion de mon acabit, tel que défini ci-dessus par le sens premier du terme, se devait bien sûr d’être également le champion dans l’acception actuelle du mot, c’est à dire le meilleur, le hors-classe.. l’exemple qui nous vient immédiatement à l’esprit est évidemment, pour en donner la définition, celui du champion qui crapahute sur ses crampons, faisant le beau et le Dieu Pan devant les belles éplorées et les hooligans abrutis.
Si vous avez compris cette définition du mot champion comme étant la seule valable, vous faites sans doute partie vous-même de cette espèce de champions, et vous n’êtes pas de mon monde. Moi, je suis champion de l’inverse, champion de la contradiction, champion de la provocation. Je suis celui qui ose (dans sa tête seulement, pour l’instant, si vous permettez, car je suis aussi champion de la prudence) entrer dans un bar pour proposer une lecture de textes de George Sand à des gars assis devant un match de foot télévisé.
Je suis le champion des prises de tête internes, que je n’ai qu’avec moi-même : Ainsi, je suis sûr d’être gagnant. Ou alors, si je suis perdant, le champion que je suis a la décence et l’élégance de ne pas me le montrer… Merci, Moi-même !
Je suis donc le champion de la tolérance, de la vérité intrinsèque, du savoir absolu, car je ne reçois de contradiction que de moi-même.
Et encore… : seulement sur rendez-vous.

dimanche 30 janvier 2011

La "Porte Tourville"


La porte Tourville.

Tiens, c'est vrai, je m'appelle en effet « porte ». Mais je ne suis pas une porte ordinaire, en bois, dans une maison, servant uniquement - oserai-je dire « bêtement » ? - de passage, autorisé ou non, entre deux pièces. Non. Je suis une des portes majestueuses, métalliques, et même bien protégées - blindées, quoi ! - de l'arsenal de Brest, une des portes de la DCAN (« Direction des Constructions et Armes Navales »). On dit à présent : DCN (« Direction des Constructions Navales ») - on a sans doute rendu les armes... Mais tous les hommes qui me franchissent, matin et soir, continuent d'utiliser le fameux sigle de quatre lettres.
Je suis la porte Tourville, qui donne accès au bassin à flot, et, plus loin, aux « bâtiments en fer », ainsi nommés au temps où la plupart des navires étaient de bois, et où le fer était exception.
Tous les matins, à huit heures précises, une sirène me hurle dans la tête, et appelle vers les ateliers tous les arpètes, les ouvriers, les chefs de travaux, les contremaîtres… De temps à autre, pour la forme, les policiers maritimes postés à l'entrée réclament - au hasard, disent-ils - les papiers des travailleurs, et principalement la fameuse carte d'identité nationale. Car ici, point d'étranger : Tout ce qui se passe est strictement militaire, français, et secret…
Mais on m'a dit que beaucoup de pères aiment tout de même « percer les secrets », un petit peu, le soir à la maison, sous les demandes réitérées de leurs enfants : ainsi, Auguste a révélé à son fils Loïc qu'il a fois, en une seule semaine, démonté entièrement les moteurs d'une cinquantaine de Vélosolex, pour les nettoyer dans la machine à laver spéciale, avant leur révision… Secret d'État, n'est-ce pas ?
Le soir, à dix-sept heures trente, la sirène vient sortir de sa torpeur le quartier du Moulin à poudre, du côté de Kérinou, et des groupes sortent en grappe, trottant vers le bus, ou leur cyclomoteur, quelques-uns vers leur voiture. Certains s'attardent traditionnellement au bar « à l'abri de la tempête », désert juste avant la sirène, mais qui s'emplit alors en deux minutes…
Moi, je me referme lentement, sans jamais grincer (tout est parfaitement entretenu, ici, voyons !)
Le policier maritime, après un salut militaire, adresse un signe négatif au fils d'Auguste, qui espérait, son Nikon en main, garder un souvenir…

mercredi 26 janvier 2011

Après une séance de sophrologie en musique

Mots à la suite… Mots sans suite…
« Expectorer ses mucosités psychiques ».

Ce fut le premier effet, ô combien positif, de cette expérience ! Un maître, omniprésent : La Pureté.
Pureté de la musique, légère, cristalline, évoquant les danses sur lesquelles j’ai éprouvé le désir de m’exprimer. Ici, ce sont des lutins qui évoluent, des facétieux farfadets.
Et l’Eau ! Mon esprit est englouti, inondé, sous ces eaux, délicieuses, aux bulles minuscules qui viennent me masser, qui s’immiscent dans chaque cellule de mon corps, qui m’épurent, me redonnent naissance…
Un goût ravissant de menthe glaciale, céleste, envahit mon cerveau, les effluves gagnent mon front, mes fosses nasales, et je souris…
Pureté. Je me sens propre, libéré, accueillant, ouvert.
Je me suis dégagé de mes entraves.




lundi 17 janvier 2011

Chaud et froid, au bout du bout de mon pays ...


Au bout du bout de mon pays (j'habite en Finistère ...), nous avons rencontré, en fin d'année, les parents de la compagne de notre fils.
Chaleur de la rencontre, chaleur des soirées et des contacts enrichissants avec une nouvelle famille ...

A Yvoire (au bord du lac Léman), le contraste m'a impressionné : chaleur de la couleur de cet arbre, pourtant gelé, portant de lourds stalactites au-dessus du lac immobile, aux rives embrumées ...

vendredi 14 janvier 2011

"Mort sous X…"

Je l'appelais, presque affectueusement, mais sans rien lui en dire évidemment, « casquette à pointes ».
En effet, X… portait toujours sa casquette du genre baba cool ou groove ou je-ne-sais-mais-qu'importe, dont on découvrait l'originalité seulement quand on le voyait de dos : Sur la visière, d'énormes clous, du genre "de tapissier", traversaient le tissu pour donner à la coiffure une allure à la fois provocante, agressive, et très humoristique.
Il semblait vénérer sa casquette, car c'était à peu près la seule chose dont il prenait grand soin (sans oublier son chien, bien sûr). C'était, à coup sûr, son identité, sa marque de fabrique, son repère (son repaire ?)…
Je commençais à être vraiment en confiance avec lui, pour l'avoir rencontré plusieurs fois, toujours au même endroit, par tous les temps et en particulier durant ce début décembre 2010, en période de « plan grand froid ».
Je viens d'apprendre qu'à la suite d'une infection non soignée, il a dû être opéré. Son organisme était si mal en point que le coeur « n'a pas supporté ».
Il avait 30 ans.
J'aurais bien voulu qu'il m'explique : pourquoi ces pointes ? ...

lundi 3 janvier 2011

"Je voudrais bien ..."

"Mon" association (je veux dire : l'association qui a été pour moi une précieuse béquille, durant de longues années, organise régulièrement des manifestations de soutien aux malades du cancer et à leur entourage. Je tiens à rendre hommage ici au travail des bénévoles d'Entraide Cancer en Finistère, sans qui je n'aurais sans doute pas tenu le coup ...


Au plus fort de la déprime : un texte, un cri craché, un matin de 2004

Je voudrais bien…
… Je voudrais bien ne pas croire aux fantômes… Mais Lui, il est là, Il ne laisse pas le choix. Il m’a choisi comme d’autres, choisi en victime, parmi d’autres, avec d’autres… Sa force : Nous ne nous connaissons pas. Anonymes. Solitaires. Tabous. Silencieux.
Taisons-nous, d’ailleurs ! Car si nous clamons notre envoûtement, on va nous accuser, ou nous envier… car nous « claironnerions » notre malédiction !
Je ne sais pas, pas toujours, que Tu es là, et c’est ce qui me donne ce répit qui me laisse le loisir de l’Echappatoire.
Cancer, je Te hais de te foutre de mon Blues.

dimanche 2 janvier 2011

A la manière de ... Raymond Queneau !

 Après une soirée de Réveillon un peu "folle" (?) ... :

Nous avons en main deux "prétextes à écrire": cette photo (randonnée à la Réunion) et des extraits des "Exercices de style", de Raymond Queneau... Et nous devons jouer avec les sons U et L...
comme Queneau nous en montre l'exemple:




…à la manière de… Raymond Queneau (« Exercices de Style »)


Homéotéleutes

Dans cette ûle granduscule de La Réuniule, un funambule ridicule gesticule, minuscule, sur son échule en alule…
« Mais… Gudule, que fait-ul ? s’écrie sa copule Ursule, pleine de scrupules. Pourquoi as-tu voulule de ces rondules moussules et dangerules ? Mais… Il va se casser la gule, cet idiule ! Mes chevules s’en dressent sur ma tule ! »
Dans cette ûle de La Réuniule, ça c’est sûle, rien ne se passe comme en Métropule…

lundi 6 décembre 2010

Un rêve de Noël: Voyage...

Alex*, depuis plusieurs nuits, était très perturbé. Des grelots, des tintements, le tenaient éveillé, et l'image d'un gros bonhomme rouge, au visage bouffi de « bon vivant », l'obsédait.
Il n'avait jamais aimé le Père Noël, ni tout ce qui gravitait autour de lui, car ses parents l'avaient éduqué dans la conviction que l'on ne doit pas mentir aux enfants... Mais alors, pourquoi ce mythe revenait-il le chatouiller, chaque nuit? Avait-il, peut-être, quelque chose à se reprocher? Le Père Noël – en admettant, tout de même, quelque part, qu'il existât - avait-il eu vent du fait qu'Alex affirmait à tous ses copains sa non-existence?
Il allait en avoir le coeur net. Un soir, avant de monter se coucher, il emprunta le caméscope de son papa, vérifia que celui-ci était bien équipé d'une cassette de longue durée, et que la batterie était bien rechargée... Il camoufla l'appareil sous son oreiller, un doigt sur le bouton, puis attendit. Combien de temps?.... Il s'était endormi, ayant eu au dernier moment le réflexe de mettre en marche... Le matin, il n'avait rien vu, ni entendu.
Il sauta du lit, évidemment, brancha le caméscope sur le téléviseur, et... le monde entier commença à défiler devant lui! D'abord, sa chambre, où on le voyait dormir à poings fermés, puis sa maison, sa rue, sa ville, survolée – en traîneau, très certainement – au son tintinnabulant de grelots aigrelets. Puis, une grosse voix, à la fois sévère et tendre: « Nous nous trouvons actuellement au-dessus du pont de Tancarville, et nous nous dirigeons vers les Açores. Voici à présent Fort-de-France, puis Cap Kennedy... ». Tout se passait à une vitesse fulgurante.
Un bruit, soudain: Papa, derrière le canapé, ouvrait la porte.
- « Mais que fais-tu là? Déjà levé? Et tu as encore allumé la télé! Eteins ça, tout de suite!
- Mais, papa... bredouillait-il, les yeux écarquillés... Rembobine la cassette, et regarde...
- Quoi? dit le père. Tu divagues, ou quoi? »
Après quelques instants, le père d'Alex, par curiosité – tout de même! - a remis la cassette en lecture. Durant vingt minutes, il n'a pu voir qu'un scintillement d'étoiles, comme sur les écrans de veille d'ordinateurs, avec une bande-annonce qui défilait imperturbablement:
« Réservé aux enfants - Réservé aux enfants - Réservé aux enfants - Réservé aux enfants... »
* : Mon prénom a, bien sûr, été changé ...
Mais je vous assure que c'est bien moi qui ai rêvé !

lundi 8 novembre 2010

C'était pour rire : Vous voyez bien que j'aime les chats !

Excuse-moi, Chat,
d'avoir encore une fois 
calomnié ton espèce ...
C'était pour un exercice d'écriture,
un de ces lieux où l'on doit "pondre" un texte 
en un temps donné, vite même,
trop pour être honnête.
Trop pour éviter de faire du mal, 
sans le vouloir, sans que jamais 
l'on vous le dise ...

Excuse-moi, petite fille de Kaly, 
ne déchire pas ton origami :
Ton Chat à toi
vivra toujours dans ton coeur.

mardi 2 novembre 2010

Q U I L A P A J U N


"Quilapajun" : un nom de groupe musical, mais, bien plus, un cri, un appel, une lutte des années 70 ...
Pour moi, "adultescent" à cette époque où le mot n'existait pas encore, les luttes au Chili étaient très présentes. je les vivais au jour le jour, je souffrais avec Victor Jara sur l'arène ...
Agnès avait connu un des membres du groupe, victime des événements. 
Bien plus tard, dans son atelier d'écriture, elle nous soumit un jour un dessin (illustrant une pochette de disque des Quilapajun), nous invitant à nous exprimer à leur sujet ...



Q U I L A P A J U N


Fureur du rêve.
Fureur de la révolte.
Notre fureur est juste,

Nous aurions le droit,

Le devoir, de la violence.

La mer est rouge

Comme notre cœur,
Violenté, écorché,

Torturé,

Indécence écarlate

De la colère explosive.

Je valserais les mots

S’il fallait les valser,

Mais la voix du bandonéon

Expire lentement,

Impuissante.

Les martyrs ont souvent

Le cœur en sang,
Le sang aux yeux

Les yeux en larmes.

Creuse, Petit, et n’oublie pas :

Sous le sable des plages, sous le sable des stades

Encore, et toujours, du sang.

Chants de vie ,
D’espoir, de justice,

Jamais ne seront vains.
 
Loïc Roussain, 2003.

dimanche 31 octobre 2010

Merci, Monsieur Leprest !

J'ai vécu l'autre soir, dans mon "patelin", une soirée étonnante. Je ne connaissais pas Allain Leprest. Mais il allait venir faire un récital, ici, près de Quimper ! Nous avons réservé nos places, nous fondant sur la (très bonne) réputation de "Ty-Théâtre" pour ses programmations ...
Allain Leprest déteste le pathos. Moi aussi. Mais je dirai tout de même que j'ai fini la soirée en larmes. Peut-être parce que je suis un gosse (comme lui ?)
Merci, Monsieur Leprest.