Ecrimagineur

Je suis heureux de vous accueillir dans mon blog ! Vous y trouverez des textes, de la poésie, des souvenirs de vadrouilles et de voyages intimes, que j'ai écrits, seul ou dans un atelier d'écriture, depuis 2001... J'ai pour sujets d'inspiration un thème imposé, un texte, une photo, un tableau, une musique, ou un morceau de mon existence...
Les "Ecrimages" sont les résultats de ces rencontres entre la lettre et l'image...
Je serai ravi de lire vos commentaires : Merci !
Loïc
Affichage des articles dont le libellé est Chanson. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chanson. Afficher tous les articles

vendredi 29 septembre 2017

Que sont ces instants devenus ?

Que sont ces instants devenus ? …

Toute notre famille a pris le trolleybus jusque l’autre bout de la ville, puis, après une marche assez longue, nous avons pu nous installer sur le sable de la plage de Sainte-Anne du Portzic, entre Brest et le Conquet. Après un délicieux cocktail de sauts dans l’eau, de plongeons, de « celui qui arrivera le plus vite sur le ponton », de concours de châteaux de sable, et le sacro-saint bain de soleil, c’est déjà le retour.
Et voici, aujourd’hui, le cadeau : Bien que connaissant, bien sûr, notre réponse, Papa et Maman nous proposent une petite fraîcheur au petit café, celui où les glaces sont si belles.
Papa s’approche d’un gros coffre au dessus transparent, rutilant et scintillant  de couleurs multicolores. Nous nous approchons et il proclame de manière solennelle, les yeux aussi écarquillés que les nôtres : « C’est un juke-box ! »
Après l’instant de la découverte, il va falloir évidemment l’essayer.
Papa, royal, glisse une pièce dans une fente, et appuie sur plusieurs boutons (il cherche bien pour ne pas se tromper, il vérifie que tout est bon, sur un tableau éclairé de bonbon) … Et un curieux manège de barres, de roues dentées, de pinces de robot, s’agite derrière la vitre. Un petit disque « 45 tours » surgit, se pose, et … Bourvil vient nous susurrer « Salade de fruits, jolie, jolie, jolie, tu plais à ma mère, tu plais à mon père, un jour ou l’autre il faudra bien qu’on nous marie … »
Un silence impressionnant s’installe, presque incongru dans un équipage d’enfants. Jamais entendue, celle-là ! (Nous n’avons pas encore la radio, à la maison).
Nous dégustons, sirotons ce moment, chacun s’est laissé glisser avec jouissance dans son ailleurs personnel. Je n’ai pour ma part prêté attention qu’à l’expression « salade de fruits », le reste viendra plus tard … L’expression, oui, et la musique si douce.
Cette chanson du début des années soixante, aujourd’hui, vient parfois me titiller : les tables en formica, les chaises aux dos en tiges de plastique (on peut même y jouer de la guitare !), les posters sur les murs, Claude François, Gene Vincent, Vince Taylor, les cendriers jaunes Ricard plâtrés à l’intérieur contre la fauche, et la paille du limonade-grenadine, le sirop magique de mon enfance … Tout cela, je ne les prêterais pour rien au monde : Ce sont MES madeleines !
Loïc

Un moment de plénitude ...




Suave, Cette chanson m’entraîne tendrement 

dans les longs méandres

d’une méditation calme, apaisée, délicieuse.

Des charmants personnages m’entourent : 

Le joli sourire avenant de la jeune fille,

puis celui du loup, étonnamment bienveillant et accueillant.

La bonté et l’empathie des deux visages 

se confondent à présent. 

Un rêve psychédélique, si bon …

Une senteur sucrée se dégage des buissons sans épines, complice du merveilleux enchantement.

Loïc

vendredi 14 avril 2017

Grand corps malade, "Ca peut chémar", extrait de l'album "Midi 20"




[Intro]
Vous avez un nouveau message, aujourd'hui à 15h25
Allo Fab ? Ouais c'est Samy, rappelle-moi d'urgence quand t'as ce message
J'ai eu une idée de ouf, non mais là c'est bon obligé ça peut chémar


[Couplet 1 : John Pucc'Chocolat]
Combien de bonnes âmes s'attendriront sur notre parcours
Peut-être les mêmes qui à l'ancienne n'auraient jamais cru qu'en ce jour
Le soleil caresserait nos ailes en donnant raison à notre zèle
P'tite tête tu m'traitais de brêle… mes ambitions tu t'foutais d'elles

Mais hélas, pour ta gouverne, sache qu'on a bien repris les rênes
Aussi sûr qu'on se démène pour ne jamais plus être à la traine
On nous disait qu'ça craint là d'où l'on vient pour compter vivre de nos passions
Au point qu'elles nous consument à petit feu sans rémission
J'ai dû slalomer pieds nus et sans skis
Il m'a fallu traverser la toundra et plus sans huskies
Pour devenir maître de mon devenir j'ai frôlé la crucifixion
Mais j'en ai conclu que nos rêves sont à notre portée
Encore faut-il accepter de souffrir pour les mériter

Alors si tu doutes et qu't'en as marre surtout n'enterre jamais l'espoir
Sur la pendule des acharnés à tout moment « ça peut chémar »


[Couplet 2 : Grand Corps Malade]
Des projets, nous et nos potes, on en a eu plein nos poches
Trouver la bonne idée au bon moment pour ne pas rater le coche
Quels que soient les domaines : social, culture ou dans le sport
Il nous fallait tenter notre chance, on ne pouvait pas avoir tort

Des idées les plus farfelues aux projets les plus tangibles
Etions-nous simplement têtus, rien ne paraissait inaccessible
Le plus grand des océans devenait pour nous une petite mare
Lorsque cette phrase résonnait : « je te jure ça peut chémar »


[Couplet 3 : John Pucc'Chocolat]
Ma raison d'être a prit le pas sur ma raison sociale
A toutes les prisons du paraître j'ai mis un retourné facial
Aviez-vous remarqué que l'ascenseur social est bloqué
Et qu'les experts ont bien mieux à faire que d'le réparer
Sur ma lancée j'devais poursuivre alors j'ai pris les escaliers
Mais à ma grande surprise, y'avait plus de marches après le premier palier
On a donc dû relever les manches, taffer dur même les dimanches, quitte à se faire bébar
Et dans nos têtes on se répétait en boucle « t'inquiète, un jour ça va chémar »


[Couplet 4 : Grand Corps Malade]
Je me souviens même plus vraiment quel était notre but final
Voir le quotidien différemment, tenter un truc original
Evidemment ne soyons pas naïfs, on voulait aussi faire des sous
Mais si c'était le seul objectif, on aurait souvent été déçus

Finalement notre ambition, c'était de se créer des rêves
S'offrir une vraie récréation, que le réel nous offre une trêve
Et puis surtout être fiers de construire avec ses potes
On avait besoin de ça, grandir pour changer d'époque

Combien d'heures accumulées en bas de chez toi dans la voiture
A refaire le monde et à refaire notre futur
Combien d'idées d'excités on a citées au pied de ta cité
Et si t'es comme moi, tu referais la même sans hésiter


[Couplet 5 : John Pucc'Chocolat]
A tous les gosses meurtris de briller dans l'indifférence
D'une société qui les néglige puis les accuse de nonchalance
Un hymne à Mère Patrie qui brise le talent et passe son cri sous silence
Une clameur se fait entendre et bat la mesure en cadence
« France ! » des fois je te hais, parfois tu m' émeus
Mais souvent je me tais car je sais qu'au fond je t'aime…
Mais il serait temps que tu rendes hommage à tous ces talents détruits
Fais donc ton tri au mérite et il y aura beaucoup moins d'aigris
Beaucoup moins de jeune épris du lointain modèle états-unien
Parce que réussir ailleurs reste encore le seul moyen d'obtenir ton soutien
Si beaucoup se barrent, c'est pour chasser des chimères aut'part que dans leurs cauchemars
Rappelle-les sur tes terres et montre-leur qu'ici aussi pour eux ça peut chémar


[Couplet 6 : Grand Corps Malade]
Alors on a monté des projets loin des projecteurs
Pour éviter les projectiles des rageurs jeteurs de sorts
Est-ce la mentalité de banlieue ou la mentalité française
Mais les meilleures idées sont souvent celles qui se taisent
Doit-on vraiment changer d'envie ou changer d'environnement
Pour se fixer des objectifs et les atteindre ouvertement
Des mecs qui te jettent le mauvais oeœil, on en connaît depuis le préau
Je dois avouer que même entre nous, on s'est pas toujours tirés vers le haut
Mais fini de s'imposer notre propre censure, on n'a pas de sang sur les mains
Alors pourquoi ne pas être sûrs qu'on est sur le bon chemin
Nous n'étions pas forts mais ce passé nous a formés et plus jamais je me marre
Quand j'entends cette phrase résonner : « je te jure ça peut chémar »
.................................
"Les meilleures idées sont souvent celles qui se taisent"

samedi 11 mars 2017

Méli-mélo de titres.


Vous permettez, monsieur, que je vous dise ? Ces comédiens feront bientôt connaissance avec les portes du pénitencier, je me casse la voix à le leur répéter. Quel culot ! La fille du groupe passe régulièrement sous mes fenêtres, avec son truc en plumes, alors qu'il n'est que cinq heures, que je m'éveille, et qu'il va bientôt falloir que je me lève. Toute la pluie tombera sur moi, et, mal réveillé, j'imaginerai au loin Belle-Île-en-Mer, que je n'aurai jamais le temps de visiter.
– Mais allez, venez, Milord ! C'est beau la vie ! Ouvrez la cage aux oiseaux !
– Allô, maman, bobo … Le téléphone pleure, car j'ai perdu ma chienne… Z'avez pas vu Mirza ? Que serais-je sans toi, Mirza ? Un jour, tu verras la vie en rose ; oui, je crois qu'elle n'est pas perdue. Elle balance pas mal, sous le pont Mirabeau, tu sais.
– Mais… Et si tu n'existais pas ? Et si tu me jouais là ta dernière séance dans mon imagination, dans mes fantasmes ?
– Mirza… Si seulement je pouvais lui manquer ! J'ai gardé l'accent du désespoir, elle était si jolie, je suis perdu dans la ville. Que serais-je sans toi, ma belle ? J'ai dix ans, comme un petit garçon effarouché. Il suffirait de presque rien…
Et si Mirza était revenue ? Et si nous allions à Rio ?

– Avec le temps, tu verras, elle reviendra, tu vois : Que c'est beau, la vie ... !

mercredi 25 janvier 2017

Invitation

Voici la vidéo et les paroles de la chanson 
"les mots", de Renaud : ICI (clic)

Je m'adresse, pour ma part, à un ami, pour le convaincre de venir écrire avec nous, à notre atelier "l'Ecume des mots" ... :

Les mots ...
A l'Ecume des Mots, tu vois, nous gardons notre rigueur, pour éviter - en toute convivialité - la désolation qu'apportent l'aliénation et la solitude. Tu pourras faire une croix sur l'aridité de ton inspiration, oublier l'ennui, le dégoût de ton isolement.
Halte à la répétition de tes sensations d'étouffement, halte à l'appauvrissement de ton langage : Libère-toi dans les mots, tu sortiras de ta prison. Viens donc, tu gommeras tout ce qui est négatif en toi.
Loïc

dimanche 11 décembre 2016

Humour grinçant

J'aime (vous l'avez peut-être remarqué !) l'humour qui grince, qui gémit comme la vieille carcasse du bateau en fer, qui s'ennuie. L'humour 'décalé', et/ou 'déjanté" par rapport au politiquement correct. L'humour second degré, ou sans degré, celui qui fait mal aux cons quand il s'adresse directement à eux ...

Alors revoici Oldelaf, et sa TRISTITUDE (Merci à Gaëlle) :
http://mytaratata.com/taratata/413/oldelaf-la-tristitude-2012

Je vous propose - une fois n'est pas coutume - de compléter le texte d'Oldolaf par des situations de tristitude, dans le même esprit 'mi fugue/mi raison ...
Encouragement : Je commence !
- La tristitude, c'est quand on ne regarde que l'autre, près de moi, qui est encore plus malheureux que moi.
- La tristitude, c'est quand on lance une idée géniale dont tout le monde rigole, non pas parce qu'elle est rigolote mais parce qu'elle est nulle. A vous ?

vendredi 9 décembre 2016

Raoul mon pitbull

http://www.dailymotion.com/video/x1173y_raoul-mon-pitbull_creation

RAOUL MON PITBULL - OLDELAF 

Mais où est-donc passée Grand-Mère ?
Je l'ai cherchée toute la journée
J'l'avais laissée sur l'rocking chair
Y avait Sevran à la télé
Mais je m'inquiète son siège est vide
Personne l'a vue dans la maison
A-t-elle été un peu timide
Pour nous cacher des ambitions ?
Est-elle partie vers d'autres terres
Goûter aux délices des rois ?
Chercher des jades en montgolfière ?
Mon grand fiston m'a dit : "J'crois pas..."

C'est Raoul mon pitbull
Qui l'a trouvée appétissante
C'est Raoul mon pitbull
Il est gentil mais quelle descente !
Il aime jouer, il est cool
Mais s'il a un p'tit creux dans l'ventre
Il te croque dès que tu rentres

C'est Raoul mon pitbull

Bon, je l'avoue, ça m'a fait drôle
D'imaginer un tel carnage
Mais on va pas le mettre en taule
On s'y fera, y a l'héritage !
De toutes façons, elle était vieille
Et puis elle me battait au scrabble
Elle avait une tête de sharpeï
Et ses cadeaux étaient minables
Mais il faut qu'j'aille prév'nir Gisèle
C'était sa mère à elle tout d'même
Je crois qu'elle essuie la vaisselle
"Attends Papa y'a un problème..."

Y a Raoul mon pitbull
Qui l'a trouvée appétissante
Y a Raoul mon pitbull
Il est gentil mais quelle descente !
Il aime jouer, il est cool
Mais s'il a un p'tit creux dans l'ventre
Il te croque dès que tu rentres
C'est Raoul mon pitbull

Ah oui mais là ça d'vient pénible
Si on n'est plus tranquille chez soi
On va l'emm'ner dans un chenil
Et on prendra un chihuahua
Non le plus grave dans cette affaire
C'est qu'c'est bientôt l'heure du dîner
Et je n'sais pas ce qu'on va faire
Maint'nant qu'ta mère s'est faite bouffer
Va chercher ta p'tite soeur Anne-Lise
On va aller dans un "drive in"
"Attends, papa, il faut qu'j'te dise...
- Ah non, c'est bon, je crois qu'j'devine..."

C'est Raoul ton pitbull
Qui l'a trouvée appétissante
C'est Raoul ton pitbull
Il est gentil mais quelle descente !
Il aime jouer, il est cool
Mais s'il a un p'tit creux dans l'ventre
Il te croque dès que tu rentres
C'est Raoul ton pitbull

Non, non, non, non !
C'est Hubert ton cocker
Qui voulait pas s'trouver en reste
C'est Hubert ton cocker
Avec Raoul ils se détestent
Il voulait rester fier
Et avoir sa part du gâteau
C'est normal, il a l'sang chaud
C'est Hubert ton cocker

Tiens voilà qu'ça sonne à la porte
Qui c'la peut être à cette heure-ci ?
C'est p'têt Maman ? - Non, elle est morte !
C'est la voisine Madame Petit.
Elle dit qu'elle a pendant des heures
Entendu des cris dramatiques
Qui lui ont déchiré le coeur
Et qu'elle voudrait app'ler les flics
- Mais entrez donc, dehors il gèle
Il fait meilleur dans le salon
Pendant qu'on vous sert un cocktail
Raoul sera votre compagnon...

C'est Raoul not'pitbull
Qui l'a trouvée appétissante
C'est Raoul not'pitbull
Il est gentil mais quelle descente !
Il aime jouer, il est cool
Mais s'il a un p'tit creux dans l'ventre
Il te croque dès que tu rentres
C'est Raoul not'pitbull

C'est Raoul not'pitbull
Qui l'a trouvée appétissante
C'est Raoul not'pitbull
Il est gentil mais quelle descente !
Il aime jouer, il est cool
Mais s'il a un p'tit creux dans l'ventre
Il te croque dès que tu rentres
C'est Raoul not'pitbull
C'est Raoul not'pitbull
C'est Raoul not'pitbull !
===========
"Créez votre animal extraordinaire.
Imaginez une poésie en exprimant : ce qu'il sait faire, à quoi il ressemble, en quoi il est extraordinaire."

Stanislas

Stanislas la p'tite sourasse
Elle n'aime pas si on la lasse
Elle sait faire de la bouillasse
Tout au fond de sa crevasse

Stanislas la p'tite sourasse
M'a tout l'air d'une souris
Et parfois quand je l'embrasse
Elle aime bien si je souris

Stanislas la p'tite sourasse
Adore faire la cuisine
Elle m'a servi sa bouillasse
Tout au fond de notre lit
Loïc

lundi 12 octobre 2015

Coin de rue

Ma rue à moi, c’était la rue de Lyon, cernée par l’église Saint-Louis et l’hôpital des armées. Une rue rendue très vivante grâce à la présence de halles, les halles les plus chics de Brest, dans ce quartier le plus huppé de la ville. Le policier – appelé l’hirondelle – passe à vélo dans une circulation encore assez restreinte, et interpelle joyeusement les gars et les marins qui sortent de « l’abri de la tempête », le bistrot au-dessus duquel je suis né. En face de ce bar, une école en construction, un cruel souvenir d’un accident qui me cloua plusieurs semaines dans un landau, le genou blessé… De temps en temps passent encore des marchands ambulants : le rémouleur (« ciseaux, couteau, affûté ! », le pilaouer (celui qui récupérait les vieux chiffons), et, plus rarement, le joueur d’orgue de barbarie qui tourne « au coin de la rue », de Charles Trenet, en distribuant des feuilles pour les paroles. Moi je circule à trottinette parmi tout ce monde, parmi les filles qui jouent du hula-hoop, et je passe mon temps avec les copains, à escalader les escaliers non terminés des immeubles en construction. Le trolleybus électrique passe doucement, presque silencieusement, semblant poussé par ses trolleys, les perches qui puisent l’énergie sur les câbles suspendus qui se décrochent, trop souvent. Dans les petits magasins, tout le monde se connaît, s’interpelle, plaisante, gronde… Une ambiance de village, encore en ce temps-là… Le soir, l’hirondelle est remplacée par une patrouille militaire, bien moins sympathique, et de temps à autre nous avons le plaisir d’entendre les langues étrangères sur le trottoir. Les marins, semblant comploter, se dirigent vers la rue louche qui nous est interdite. Que peut-il bien s’y passer ? « Secret militaire ! », dit mon père… Aujourd’hui, « l’abri de la tempête » est une compagnie d’assurances, et l’épicerie/cordonnerie/boulangerie/crémerie est une banque …

mercredi 4 mars 2015

Une fin de semaine chargée ! ...

Est-ce l'arrivée du printemps ? 
Ou bien doit-on plutôt prendre en compte la reprise de
l'actualité "Arts et Culture", 
ainsi que la journée internationale de la Femme" ?
En tous les cas, nous avons le choix, dans le Finistère !




Vidéo : "Je suis de Bretagne", ICI

dimanche 1 mars 2015

Entre "le" Ferrat et la peinture. Allain Leprest et Jean Ferrat

Dès la semaine prochaine, dans les médias, on va beaucoup parler de Jean Ferrat, disparu il y a cinq ans, le 13 mars. Un disque d’hommage et une « grande » émission sur France 2 sont d’ores et déjà annoncés… Comme une exposition de portraits et de peintures d’Allain sera également dans l’actualité (certes de façon beaucoup plus discrète), j’ai eu envie d’associer les deux chanteurs dans ce quatrième épisode de la série LDLM.  [ ... ]

  à suivre, ICI

Tout ceci est emprunté à l'excellent site CQTC ("Chansons que tout cela") :

lundi 26 janvier 2015

Le "tube" qui emplit actuellement les rues de Grèce : Paroles et traduction de «People Have The Power»

 Après la victoire qualifiée, à peu partout, d'"historique", 

de SYRIZA, hier, en Grèce : L'ESPOIR, immense ! 

C'est le peuple qui détient le pouvoir !

Mais l'espoir appelle à d'autres luttes, 

car rien n'est jamais gagné, 

les adversaires, coalitions, groupes d'intérêts, 

ont de la répartie ...

Paroles et traduction de «People Have The Power»

People Have The Power (Le Peuple A Le Pouvoir)
I was dreaming in my dreaming
Je rêvais dans mon rêve
Of an aspect bright and fair
D'un aspect brillant et juste
And my sleeping it was broken
Et mon sommeil il fut rompu
But my dream it lingered near
Mais mon rêve il demeurait là
In the form of shining valleys
Dans la forme de vallées rayonnantes
Where the pure air recognized
Où l'air pur est reconnu
And my senses newly opened
Et mes sens éveillés
I awakened to the cry
Je me suis réveillé au cri
That the people / have the power
Que le peuple/ a le pouvoir
To redeem / the work of fools
De racheter/ l'oeuvre des imbéciles
Upon the meek / the graces shower
Sur les doux/ les pluies de grâce
It's decreed / the people rule
C'est décrété / le peuple règne

[Chorus]
[Refrain]
The people have the power
Le peuple a le pouvoir
The people have the power
Le peuple a le pouvoir
The people have the power
Le peuple a le pouvoir
The people have the power
Le peuple a le pouvoir

Vengeful aspects became suspect
Les aspects vengeurs deviennent suspects
And bending low as if to hear
Et se courbant comme pour entendre
And the armies ceased advancing
Et les armées ont cessé d'avancer
Because the people had their ear
Parce que le peuple a décroché leurs oreilles
And the shepherds and the soldiers
Et les bergers et les soldats
Lay beneath the stars
Reposent sous les étoiles
Exchanging visions
Échangent leurs visions
And laying arms
Et déposent les armes
To waste / in the dust
Dans les déchets / dans la poussière
In the form of / shining valleys
Dans la forme des / vallées rayonnantes
Where the pure air / recognized
Où l'air pur / reconnu
And my senses / newly opened
Et mes sens/ éveillés
I awakened / to the cry
Je me suis réveillé / au cri que

[Chorus]
[Refrain]

Where there were deserts
Là où furent les déserts
I saw fountains
J'ai vu des fontaines
Like cream the waters rise
Comme la crème les eaux s'élever
And we strolled there together
Et nous avons flâné ensemble
With none to laugh or criticize
Sans personne pour rire ou critiquer
And the leopard
Et le léopard
And the lamb
Et l'agneau
Lay together truly bound
Dorment ensemble sincèrement liés
I was hoping in my hoping
J'espérais dans mon espoir
To recall what I had found
Me rappeler ce que j'avais trouvé
I was dreaming in my dreaming
Je rêvais dans mon rêve
God knows / a purer view
Dieu sait/ d'une vue plus pure
As I surrender to my sleeping
Me livrant à mon sommeil
I commit my dream to you
J'ai réalisé ce rêve pour toi

[Chorus]
[Refrain]

The power to dream / to rule
Le pouvoir de rêver / de décider
To wrestle the world from fools
D'arracher le pouvoir des mains des imbéciles
It's decreed the people rule
C'est décrété le peuple règne
It's decreed the people rule
C'est décrété le peuple règne
LISTEN
ÉCOUTEZ
I believe everything we dream
Je crois que tout ce dont nous rêvons
Can come to pass through our union
Peut se réaliser par notre union
We can turn the world around
Nous pouvons transformer le monde
We can turn the earth's revolution
Nous pouvons changer la course de la Terre
We have the power
Nous avons le pouvoir
People have the power...
Le peuple a le pouvoir...


Merci à Youenn
 

samedi 10 janvier 2015

Imagine ... / Vi imagu ...



Esperanto :
"Imagu" ...
Imagu estas nenia Edeno
Estas facile se vi provas gxin,
Neniu infero sub ni,
Super ni, nur ĉielo,
Imagu la tutan popolon, 

Vivanta por hodiaŭ ...
Imagu estas nenia lando
Ne estas malfacile fari,
Neniu kaŭzo por kiu mortigi aŭ morti,
Neniu religio ankaŭ ne,
Imagu la tutan popolon,
Vivanta la vivon en paco ...
Vi povas diri ke mi estas revemulo,
Sed mi ne estas la sola,
Mi esperas iun tagon vi partoprenos kun ni,
Kaj la mondo vivos kiel
Imagu neniu posedoj,
Mi scivolas se vi povas,
Neniu bezono por avareco aŭ malsato,
frateco de viro,
Imagu la tutan popolon,
Dividante la tutan mondon ...
Vi povas diri ke mi estas revemulo,
Sed mi ne estas la sola,
Mi esperas iun tagon vi partoprenos kun ni,
Kaj la mondo vivos unuigita
John Lennon

mardi 2 septembre 2014

vendredi 29 août 2014

"La porte à droite" ...

Une chanson de Jean Ferrat, déjà très observatrice et visionnaire : "la porte à droite". 

lundi 18 août 2014

La disparition de Pierre Vassiliu, dans "l'Humanité"

Un petit virage ...

Après cette escapade en Méditerranée-ouest, en octobre 2013, nous avons en prévision un autre voyage, en seconde quinzaine de septembre. mais chut ! Nous passerons aussi au rapport !

En attendant, quelques nouvelles (assez importantes pour nous) : Nous avons décidé (parce que nous avons bien besoin, et parce que nous ne le valons bien !) de "lever le pied" en ce qui concerne l'action politique. Ce qui ne nous empêche pas de continuer à réfléchir (pas seulement pour nourrir nos neurones) pour un monde meilleur.
J'ai rafraîchi, dans les rubriques de la colonne de gauche, la liste des blogs d'écriture (suppression des blogs qui ne publient plus, correction des adresses pour ceux qui ont changé d'hébergeur ...), et nous vous proposons désormais ceci, en guise de publications :
- Des photos (récentes ou anciennes, personnelles ou non), accompagnées de leur "écrimage" (c'est tout de même l'objet de ce blog !)
- Des contributions à du brain-storming, pour celles et ceux qui aiment les tempêtes sous un crâne. je mettrai pour cela à contribution un ami très lecteur, très politique, et (à mon sens) très avisé : Manu.
- Des coups de gueule ou de coeur, au jour le jour. Par exemple, des chants, textes, que vous ne trouverez pas dans les "grands media" ... comme cette nouvelle chanson du Suisse Michel Bühler : GAZA.

Gaza

Tous les matins combien de morts
Faut-il ajouter au décompte,
Combien de cadavres encore
Faut-il ajouter à la honte?
Gaza bombardée, massacrée,
Enfants ciblés, mères en pleurs...         
Deux mots viennent à mes pensées:
La lâch'té et le déshonneur

C'est un peuple mis en prison               
Qu'on mutile, qu'on asphyxie.                
Ecoles, hôpitaux, maisons,
Rien n'échappe au feu des bandits.
Ecrasées l'échoppe et la rue,                
Le marché, la chambre aux bonheurs.   
Et deux mots marquent ceux qui tuent:
La lâch'té et le déshonneur

Soldat planqué dans ton blindé              
Puissant comme vingt forteresses,
Dont un seul obus va briser,
Sans risque pour toi, vingt jeunesses;
Et toi pilote routinier     
'vec tes missiles de l'horreur,
Vous personnifiez à jamais                   
La lâch'té et le déshonneur

Et toi qui ordonnes, qui penses 
Et n'as, 'vec ton état-major,                   
Pas d'autre choix, dans ta démence,
Que de frapper encore plus fort,           
Que d'aller plus loin dans le crime         
Et d'infliger plus de douleurs,                
Tu incarnes au degré ultime                 
La lâch'té et le déshonneur

Non la lutte n'est pas égale
Entre mille avions, mille chars,
Cent mille bombes infernales    
Et un peuple enfermé, hagard.
Taisez-vous gens de propagande!
Porte-paroles, ambassadeurs,
Ne sont que menteurs qui défendent     
La lâch'té et le déshonneur

Voleurs de vallées de collines
Votr' rêv' semble être de saigner
Tous les enfants de Palestine    
De les tuer jusqu'au dernier!
Jusqu'où donc ira votre haine?   
Vous vous prenez pour des seigneurs...
Mais derrière vous comme une traîne:
La lâch'té et le déshonneur



 Et lui et elle et vous d'ici,
Femme ordinaire, simple passant,

Où sont votre rage et vos cris?

Le silence est assourdissant...

Et toi le premier d'entre nous

Veule, qui restes spectateur...

Voici que retombe sur nous

Ta lâch'té et ton déshonneur                 



Oh...

Combien de temps faudra-t-il pour

Que soient jugés les assassins?

Combien d'années, combien de jours

Pour que la paix ouvre ses mains

Combien de jours, combien d'années

Pour que vienne la fin des pleurs

Combien de temps pour oublier

La lâch'té et le déshonneur?


Michel Bühler

22 juillet 2014