Ecrimagineur

Je suis heureux de vous accueillir dans mon blog ! Vous y trouverez des textes, de la poésie, des souvenirs de vadrouilles et de voyages intimes, que j'ai écrits, seul ou dans un atelier d'écriture, depuis 2001... J'ai pour sujets d'inspiration un thème imposé, un texte, une photo, un tableau, une musique, ou un morceau de mon existence...
Les "Ecrimages" sont les résultats de ces rencontres entre la lettre et l'image...
Je serai ravi de lire vos commentaires : Merci !
Loïc

vendredi 10 avril 2015

BLOG EN PAUSE (provisoire) ou plutôt en allure ralentie, au pas à pas ...

Nous ne savions comment vous l'écrire, mais nous avons trouvé ceci sur un autre blog. Nous empruntons, avec nos remerciements, ces formules à leur propriétaire, en les adaptant :

Nous nous apercevons de la perspective des évolutions de la communication sur Internet, alors que nous avions pris nos habitudes. Nous envisageons donc de cesser (provisoirement ?) cette activité de loisirs qui nous relie par écrans interposés à  des chimères et des fantômes, sans doute des masques et des faux nez, et, surtout, nous amène à  passer (perdre ?) beaucoup de temps devant notre écran ... Nous préférons aussi, en fait, écrire in vivo, en groupes, "en chair et en os", dans un atelier, de façon bien plus normale et tout simplement plus humaine. Nous allons aussi nous ressourcer dans la lecture, trop négligée.
De plus, nous prenons désormais, dès que les beaux jours s'annoncent, la route des découvertes.
Mais aussi d'autres personnes comme nous, qui aiment jouer avec les mots et les partager sur la Toile, se retrouveront, ailleurs, certainement. 

Nous laissons donc ce blog en pause, sans le supprimer, avec - peut-être - une reprise à l'automne, au retour de nos migrations.
A bientôt !

mercredi 8 avril 2015

Une invitation



Scan.BMP

Un bateau à visibilité sous-marine !

(J’invite un ami dans ce paysage que j’aime).
Tu as déjà tout vu, admiré, tout vécu, répètes- tu sur un ton désabusé. Mais prends donc un moment, pour découvrir cette photo : Elle est unique, et faite selon un procédé nouveau, et même encore expérimental. Cela se trouve à Bénodet. Nous embarquons sur une vedette, jusque-là, banalité. Mais la compagnie touristique a eu, il y a déjà quelques années, une idée racoleuse : Au fond du bateau, une grande baie vitrée (je vous promets que le verre est solide !) à travers laquelle on peut admirer les fonds marins. Seul conseil : n’y allez pas juste après une tempête, car vous n’y aurez aucune visibilité ! Cerise sur le gâteau : on vous confie, à la montée sur le bateau, le modèle dernier cri d’un appareil photo numérique thermique infrarouge. Tout ce qui est froid, et les couleurs froides, prennent des tons considérés comme plutôt tristounets, tandis que tout ce qui est chaud (par exemple tout ce qui vit de préférence à la surface de l’eau) resplendit de couleurs vives, resplendissantes d’optimisme, qui vous invitent à courir vers la plage la plus proche, et ceci à peine aurez-vous débarqué ! Encore une cerise, sur un deuxième gâteau : les vitres sont un peu « gondolées » et opacifiées. Vous pouvez donc laisser courir votre imagination : ça ? Poisson. Ça ? Algues. Et ceci, un rocher, qui protège un crabe… Hélas, ça y est je l’ai trouvé : le poisson d’avril* …

*C’est faux seulement à partir de l’appareil photo !

mardi 7 avril 2015

Une petite idée, comme ça, en passant ...

Nous venons de passer une belle fin de semaine en famille, week-end de fête non pas pascale mais "anniversairale", et (mais pourquoi donc ?) nous est venue une idée ...
Vous avez sans doute remarqué dans ce blog, dans la colonne de gauche, une rubrique "Contactez-nous". En écrivant dans cette rubrique, votre message n'arrive qu'à nous deux (Tizef = Loïc, et Frilous  = Annie). 
Nous vous proposons, dans le souci d'améliorer ce blog, de nous indiquer (en anonymat si vous le préférez) si vous êtes abonné à la lettre d'informations ("newsletter"), et aussi ce que vous trouvez inutile, et ce que vous apprécieriez d'y trouver en plus ... Donc, des avis, en propositions et critiques constructives. D'accord ? Vous pourriez nous indiquer si vous désirez (ou non) que vos propositions paraissent ensuite à la lecture publique ...
Cela nous rendrait un fier service.
Merci d'avance !
Vous pouvez bien sûr aussi nous informer (ou nous rappeler) que vous gérez un blog (d'écriture ou non), dont nous nous ferons un plaisir de placer l'adresse dans notre galerie de blogs.

samedi 4 avril 2015

(Notre) principal enseignement du dernier scrutin (Départementales) en France.

(Notre) principal enseignement du dernier scrutin (Départementales) en France est : 8,3%. C'est le pourcentage de votes blancs ou "nuls") pour le territoire national. 8,3% de personnes qui ne sont ni des jemenfoutistes, ni des fainéants, ni des pêcheurs à la ligne. Et dont l'expression n'est prise en compte d'aucune façon, si ce n'est par le sourire ou par le fait de prendre ces électeurs pour des "rigolos" en politique ... Lorsque nous disons "prise en compte", nous disons bien "prise en compte", c'est à dire dans le comptage des suffrages exprimés ...


Voici un article : 
"Votes blancs et nuls : A qui profite la confusion ?" 
paru dans le dernier Marianne.
à vos avis ?


jeudi 2 avril 2015

Premier avril, poissons and Co ? INTERDIT DE RIRE !

Illustration : d'après "Interdit de rire", de David de Stefano et Sanjay Mirabeau

Je n'ai pas encore réussi, cette fois-ci, à réaliser cette blague du 1er avril ... 
Peut-être l'an prochain ? Surveillez vos écrans !

Du 28 au 31 mars, je préparerais des tracts, des prospectus, je contacterais les services d'infos locales, de communiqués dans les journaux, tout cel en me faisant passer pour un haut fonctionnaire du Ministère de la Culture (j'ai - quand il en est besoin - un air suffisamment sérieux pour cela) :


"Oyez, oyez, braves gens,
sachez qu'à partir du 1er avril de la présente année,
et pour des soucis d'ordre public 
et de défense de la morale communément imposée et admise,
notre gouvernement vient de décréter ceci :
Il est désormais formellement interdit d'organiser,
de préparer concrètement, d'organiser
et de mettre en place l'activité pernicieuse,
perverse et subversive dénommée
blagues et canulars du Premier avril."

Dès l'aube de ce 1er avril,
des agents de la sécurité,
du sérieux, et de la morosité publiques
se posteront sur les voies de passage,
avec des mandats, tout prêts, de perquisition
et droit de confiscation de tout objet ressemblant
à des poissons.
Les contrevenants devront porter sur le dos
un poisson (un vrai)
jusqu'au matin du 1er avril 2016.

lundi 30 mars 2015

Pourquoi, ces baillons ? ...

in "Paroles de résistances", Albin-Michel

Hier, comme beaucoup (?) de personnes qui venaient de se déplacer pour voter, j'ai entendu le témoignage, dans un reportage sur l'abstention, une vieille dame, énervée et même bouleversée : "J'ai toujours voté, toute ma vie ; Des gens se battent pour ça, dans leur pays, et je dis que ceux qui ne bougent pas n'ont pas le droit de se plaindre".
Peut-être est-ce parce qu'ils ne sentent pas leurs chaînes qu'ils n'ont plus la force de lutter ? 
Ou bien sont-ils, "tout simplement", anesthésiés ?

vendredi 27 mars 2015

Pour toutes les prochaines élections en France ...

 http://www.parti-du-vote-blanc.fr/

Le parti du vote blanc : Voir ICI
Allez-vous voter dimanche ? pour qui ? Ces deux questions n'ont évidemment rien à faire, et ne sont pas de mise dans l'article d'aujourd'hui.

Mais ... qui connaît le "parti des citoyens du vote blanc" ? il s'agit d'obtenir que le vote blanc soit reconnu ET compté dans les suffrages exprimés, ce qui changerait souvent la donne des résultats ...

Les partis ne veulent pas en entendre parler car ce n'est pas, bien sûr, leur intérêt (ils font tout, d'ailleurs, pour que ce parti reste confidentiel), et pourtant si le vote blanc était un suffrage exprimé il y aurait certainement moins d'abstention ...

PS : J'ai remarqué moi-même, pendant le dépouillement du premier tour des Départementales, que d'une part les blanc et les nuls étaient comptés dans une seule et même case, et d'autre part que certain(e)s personnes considéraient comme vote nul une enveloppe vide, alors qu'elle doit être considérée comme vote blanc ...

Le texte de loi, ici

*********************

“Consignes” pour le 2ème tour des élections départementales.

Ce message a été envoyé par les Citoyens du Vote Blanc aux plus de 36000 maires de France, ce vendredi 27 mars 2015.

Certains de nos sympathisants et adhérents ont remonté des informations de non respect de la nouvelle loi de 2014, qui à défaut de compter les votes blancs dans les suffrages exprimés, les différencie des nuls.

Extrait : Dimanche, quand nous demandions le nombre de votes blancs aux maires des communes, ils donnaient les blancs+les nuls… quand on leur faisait remarquer que le décompte était différent, ils répondaient : “Bah, c’est pareil, non ?”.

Il était de notre devoir de rappeler les fondamentaux et le minimum obtenu jusqu’ici, via cette bien maigre reconnaissance du vote blanc.

ICI, le courrier envoyé aux 36000 maires de France.

lundi 23 mars 2015

Tout est relatif ...

Ma fille a pris le relais, pour ce qui concerne l'élaboration de l'arbre généalogique de notre famille, et elle adore tomber sur des perles comme-ci (un peu longue, mais avec un peu de persévérance sa lecture en vaut la peine !)
La question que je me pose (y répondrez-vous ?) :
Quels seront les préceptes des médecins, dans un siècle ? Car ... tout est est relatif, non ? Et ... c'est l'évolution (je n'ai pas écrit "le progrès" :  c'est vous qui voyez !)
En tous cas, amusez-vous bien !


INSTRUCTION
CONCERNANT L’HYGIÈNE DE LA FAMILLE 

(Livret de Famille - 1912)

1 Hygiène de la femme enceinte
1. Toute femme enceinte doit pour la première fois se faire examiner par un médecin ou une sage-femme, au plus tard dans le courant du septième mois ;
2. Pendant la grossesse, il faut éviter les travaux trop pénibles, les exercices violents (danses, voyage en voiture non suspendue) et prendre le repos le plus souvent possible ;
3. On peut manger de tout son appétit, mais on doit user très modérément de vin, de café, de thé, et s’abstenir de liqueurs fortes ;
4. Les nausées et les vomissements que les femmes enceintes éprouvent peuvent être combattus par l’usage d’aliments froids, des boissons glacées, le jus de citron, l’eau gazeuse ;
5. Si les vomissements devenaient trop fréquents, il faudrait consulter le médecin ;
6. On doit se tenir autant que possible en plein air et ne pas séjourner trop longtemps dans les locaux occupés par un grand nombre de personnes ;
7. Les vêtements doivent être légers et suffisamment larges ; il faut éviter les refroidissements et porter un pantalon, surtout en hiver ; pas de corset, à moins qu'il ne soit très large, très élastique, muni de goussets bien évasés, jarretières peu serrées, chaussure large et à talons bas ;
8. Vers la fin de la grossesse, il faudra frictionner doucement le sein et le mamelon ; si celui-ci était incomplètement développé, il conviendrait de l’étirer légèrement chaque jour, ou d'exercer une courte succion ;
9. Ne pas prendre de bain avant le quatrième mois de la grossesse ; pendant les derniers mois, en prendre un par semaine ;
10. Ne pas veiller trop tard ni se lever de grand matin ; le sommeil est indispensable à la femme enceinte ;
11. Les envies non satisfaites de la mère n’ont absolument aucune influence sur l’enfant ; néanmoins il faut épargner à la femme enceinte le3 contrariétés et les émotions vives.

2 Hygiène de la Femme en couches
1. Elle a besoin principalement de deux choses : le repos et la propreté; on la placera donc dans une chambre la plus vaste et fa plus propre ;
2. Dès que la jeune mère est délivrée, il convient de la laisser reposer pendant dix ou douze heures sans trop la couvrir ; après quoi, on lui donnera un bouillon, puis dès le lendemain elle offrira le sein à l’enfant ;
3. En général, on ne doit pas laisser la jeune mère à la diète et il est inutile de la purger ;
4. Elle ne quittera le lit que sur l’autorisation du médecin ou de la sage- femme ; en tous cas, le premier lever ne doit pas avoir lieu avant le neuvième jour ;
5. Chaque matin on procédera à un lavage à l’eau tiède, on remplacera les linges souillés par des linges propres et on la peignera ;
6. Les coliques qu’elle éprouvera et qui reviennent par intervalle n’ont rien d’inquiétant ; mais si elle avait des frissons et une fièvre vive (chaleur de la peau, soif, fréquence du pouls), il serait prudent de consulter le médecin ;
7. Si les seins devenaient trop durs et présentaient un volume considérable, il conviendrait de les dégorger en faisant téter un enfant déjà fort, et dans ce cas, il conviendrait encore mieux consulter la sage-femme ;
8. Les mères qui nourrissent doivent manger à leur appétit et surtout des substances farineuses (pain, riz, pommes de terre, pois, fèves, lentilles). Elles feront bien de ne manger que très rarement des légumes ou des fruits acides (choux, choucroute, tomates, salades, oranges, citrons) et ne faire qu’un usage modéré de mets fortement épicés, de vin et de boissons alcooliques ; la bière légère et de bonne qualité convient beaucoup aux jeunes mères ;
9. Six semaines ou deux mois après l’accouchement, on voit souvent les règles revenir, surtout lorsque la mère ne nourrit pas son enfant ; à ce moment, elle doit garder le repos absolu ;
10. L’époque des relevailles doit être reculée si la saison est mauvaise ; la jeune mère ne doit pas sortir brusquement de chez elle pour se rendre à l’église ; auparavant elle doit s’habituer à l’action du grand air par quelques sorties de courte durée, et si les premiers essais de marche provoquaient quelques douleurs aux reins ou dans le bas-ventre, elle devrait garder encore le repos pendant un ou deux jours ;
11. Elle ne devra pas rester trop longtemps à genoux, pendant son séjour à l’église.
Hygiène de la première enfance
1° Soins à donner à l’enfant nouveau-né
1. Trois choses sont absolument nécessaires au nouveau-né : de la chaleur, de l’air pur et une nourriture suffisante.
2. Dès que l’enfant est né et pendant que la mère repose, on le lave dans l’eau tiède, on l’enduit d’un corps gras, huile ou jaune d*œuf, pour le débarrasser de la substance onctueuse qui le recouvre j puis on l'essuie avec des serviettes chaudes. On enveloppe le bout du cordon ombilical d’une compresse de linge lin et on le maintient du côté gauche du ventre à l’aide d’une bande qui fait le tour du corps sans le serrer et qu’on assujettit au moyen d’un cordon ; on passe une petite chemise courte à manches dépassant les mains et fermée par derrière par un cordon : puis une ou deux brassières en flanelle suivant la saison et munies également de cordons ; on enveloppe tout le corps en laissant les bras libres, d’abord dans un lange de toile qu’on glisse entre les jambes de façon à les isoler l’une de l’autre et empêcher tout frottement de ces parties, et ensuite dans un lange de flanelle ou de coton, suivant la saison, qui recouvre les jambes soigneusement réunies. Comme ce lange dépasse beaucoup la longueur de l’enfant, on le relève en le pliant par devant pour envelopper de nouveau la partie inferieure du corps, on le fixe par derrière. Ces pièces d’étoffe qui constituent le maillot, doivent être peu serrées et assujetties avec des épingles dites anglaises ou de nourrice, qu’on trouve chez tous les merciers. On complète l’habillement en mettant un ou deux bonnets, suivant la saison, et en plaçant un léger fichu autour du cou ; il faut bien faire attention de ne pas trop serrer le cordon qui retient le bonnet, et pendant les premiers jours on fera bien de le fixer sur le devant du maillot ;
3. Il est très dangereux de placer divers objets autour du cou ou des bras des nouveau-nés, tels que collier, scapulaire, médaille, porte- bonheur ;
4. Il faut absolument s’interdire de donner à la tête une forme particulière en la comprimant avec la main ou au moyen d’une bande ; on s’exposerait à rendre l’enfant idiot ;
5. Si les yeux étaient un peu malades, il faudrait sans retard consulter un médecin, car, faute de soins spéciaux, l'enfant pourrait devenir aveugle, surtout si on lui lavait les yeux avec de l’urine, comme cela se pratique dans certaines localités ;
6. Lorsqu’on retourne l’enfant, il faut que la tête suive les mouvements imprimés au corps, et pour cela on doit la soutenir avec la main ;
7. L’enfant étant emmailloté ne doit jamais être tenu verticalement, on s’exposerait de cette façon à le rendre bossu ;
8. Pendant les deux premiers jours de la naissance, et en attendant la montée du lait chez la mère, l’enfant peut être alimenté avec de l’eau miellée et tiédie, dont on donne une ou deux cuillerées à dessert tous les deux heures et selon ses besoins, en y ajoutant s’il le faut, un peu de lait ;
9. Pendant les premiers jours, la mère donnera à téter étant couchée sur le côté et non assise sur son lit ; après chaque tétée qui ne doit pas durer plus de dix à douze minutes, l’enfant doit être replacé dans son berceau, car il ne faut pas le laisser s’endormir près du sein ; la mère essuiera alors le bout du sein avec un linge fin pour enlever complètement la salive de l’enfant ;
10. On s’assure que l’enfant tette bien, en écoutant le glouglou qu'il produit en avalant ; avoir soin qu’il respire librement par le nez ;
11. Dès les premiers jours, il est très important d’habituer l’enfant à des tétées régulières : pendant le jour, la mère donnera à téter toutes les deux heures, pendant la nuit, entre 10 heures du soir et 6 ou 7 heures du matin, il ne faut donner à têter que deux ou trois fois ; mais cependant il faut proportionner le nombre de tétées aux besoins, à l’appétit et à la force de l’enfant ;
12. Il ne faut jamais réveiller l’enfant pour le mettre au sein à moins qu’il ne soit très faible et que son sommeil ne se prolonge au-delà de trois ou quatre heures pendant le jour ;
13. Pendant les six premiers mois, l'enfant n’a besoin que du lait de sa mère, tout autre aliment solide ou liquide lui serait nuisible ;
14. A partir de six mois, on peut lui donner une bouillie claire à l’eau ou au lait, préparée avec de la croûte de pain bien cuite et grillée au feu, cette bouillie doit être passée à travers un tamis ;
15. On commence par quelques cuillerées de cette bouillie claire, puis la quantité augmente à mesure que se prononce l’appétit de l’enfant
16. Jusqu’au sevrage, on ne doit lui donner aucun autre aliment, comme pain, gâteaux, viande, etc., exceptés cependant quelques potages bien dégraissés ;
17. Il ne faut jamais mettre entre les lèvres des enfants des suçons appelés nouets ;
18. Dans aucun cas, l’enfant ne doit coucher avec la mère ; pendant la nuit, il faut que le berceau soit placé devant le lit de la mère qui prendra facilement son enfant pour le faire têter et le remettra ensuite dans son berceau ; pendant la nuit une veilleuse devra être constamment allumée dans la chambre ;
19. Pendant le jour, on aura soin de placer le berceau à l’abri des courants d’air et de manière que les yeux de l’enfant ne soient pas exposés à une lumière oblique trop vive, mais qu’ils reçoivent le jour directement en avant ; sans cette précaution plus tard, l’enfant pourrait loucher ;
20. L’enfant devra être couché dans son berceau, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre ;
21. Le berceau ne doit pas être placé à terre ; il sera plutôt à jour qu’à parois pleines ; il contiendra une paillasse remplie de balles d’avoine ou de varech sur laquelle on étendra une couche recouverte d’un feutre absorbant ; on y déposera l'enfant emmailloté, ayant la tête soutenue par un petit oreiller rempli de balles d'avoine ou de crin, et on le recouvrira avec une couverture de laine ou de coton suivant la saison ; en hiver on placera une boule d’eau chaude aux pieds de l’enfant ; les rideaux, qui sont plus nuisibles qu’utiles, peuvent être tolérés, à la condition d’être très légers ;
22. Le contenu de la paillasse sera renouvelé au moins tous les mois et les différentes pièces de couchage seront chaque jour aérées, séchées et exposées au soleil ou à la chaleur d’un foyer ;
23. Chaque matin la toilette de l’enfant doit être faite avant la mise an sein ou le repas. Cette toilette doit se composer 1° d’un bain tiède de 5 à 6 minutes ou bien du lavage à l’eau tiède du corps et surtout des organes génitaux qui doivent être tenus propres ; 2° du nettoyage (avec de l’eau de savon tiède et une brosse) de la tête, sur laquelle il ne faut laisser accumuler la crasse brune qui s’y forme et qui, loin d’être utile à la santé de l’enfant, comme on le croit vulgairement, est au contraire très nuisible ; 3° du changement de linge : la bande enroulée autour du ventre pour maintenir l’ombilic (nombril), doit être maintenue pendant les premiers mois ; on la ramènera donc à la même place si elle venait à glisser et on changera si elle est mouillée ;
24. Si les cuisses et les fesses devenaient un peu rouges, il suffirait de saupoudrer ces parties avec de l'amidon en poudre, après les avoir lavées et bien séchées ;
25. Il faut bien se garder de laisser crier trop longtemps les nouveaux-nés, surtout les garçons, cela les exposerait à avoir une hernie : mais il ne faut jamais les bercer pour les endormir ;
26. On renouvellera souvent l’air de la chambre du nouveau-né en ouvrant les fenêtres vers le milieu du jour ;
27. On le fera sortir de la chambre le plus souvent possible ; l’air de la campagne convient aussi bien à la jeune mère qu’à son enfant ;
28. En cas de grossesse présumée, la mère devra progressivement cesser l’allaitement pour ne pas compromettre la santé du nourrisson;
29. En cas d’insuffisance du lait de la mère ou de fatigue ou de maladie de celle-ci, on peut après les deux ou trois premiers mois d’allaitement, et même plutôt dans certaines circonstances, alterner les tétées deux ou trois fois dans les 24 heures, avec l’allaitement artificiel. Maison devra avant de prendre cette détermination consulter un médecin ou une sage- femme.

2° Du Sevrage
1. En général, on ne doit commencer à penser au sevrage qu’après la première année d’allaitement au plus tôt dans les départements du Nord, et beaucoup plus tard dans ceux du Midi. Bien qu’il soit toujours utile de prolonger l’allaitement, surtout pendant le travail de la dentition, on est quelquefois contraint de l’abréger ; c’est lorsque- le lait de la mère ou de la nourrice devient insuffisant ou perd de ses qualités nutritives sous l'influence de la fatigue, de la maladie, du retour des règles, etc., et c’est aussi lorsque l’enfant supporte mal le lait et est pris d’accidents des voies digestives ;
2. En général, il ne faut sevrer ni avant la sortie des dix ou douze premières dents, ni pendant une éruption dentaire active, ni au moment d’une indisposition de l’enfant. C’est dans l’intervalle de calme qui sépare les poussées dentaires que le sevrage peut être commencé ;
3. II vaut mieux opérer le sevrage pendant les saisons à température modérée, le printemps ou l’automne, il faut absolument s’en abstenir pendant les grandes chaleurs de l’été et les grands froids de l’hiver ;
4. On commence le sevrage en cessant à donner à têter pendant la nuit ; puis au bout de quelques semaines, on suspend tout à fait l’allaitement après avoir habitué petit à petit l’enfant à des aliments supplémentaires, tels que les potages légers avec le lait ou le bouillon ; on y ajoutera ensuite des œufs frais, du pain trempé dans du jus de viande, des légumes farineux ; mais il ne faut pas permettre l’usage de la viande devant l'éruption des premières grosses dents, c'est-à-dire à la 20e ; jusque-là on doit se borner à l'usage des soupes et des aliments mous
5. Le sevrage progressif n’exige pour la mère que certaines précautions et une légère modification au moment où elle cesse complètement d'allaiter : quelques purgatifs, des tisanes diurétiques ou acidulées, queues de cerises, chiendent, pervenche, canne de Provence, etc., etc. ;
6. Les dents qui commencent à paraître vers le 5e ou 7e mois provoquent une abondante salivation qui nécessite l’emploi d'une bavette des le 3e mois de la naissance ; cette bavette doit être souvent changée ; sans cette précaution, le menton, se trouvant constamment en contact avec la salive, pourrait devenir le siège de gerçures douloureuses pour l’enfant ;
7. Le désir que l’enfant éprouve pour mâcher peut être satisfait en lui donnant tout bonnement une racine de guimauve sèche à mâchonner à sa fantaisie et qu’on suspend à son cou ;
8. Il ne faut pas promener en petite voiture les enfants nouveaux-nés ; mais si plus tard on emploie ce véhicule, on devra surveiller constamment la position de l’enfant ;
9. L’usage des ceintures de lisière, des chariots à roulettes pour habituer les enfants à marcher est inutile et peut même les rendre boiteux;
10. Il faut qu'à l’âge de dix mois ou un an, l’enfant soit abandonné à lui-même sur un tapis ou sur une couverture: il commencera par se traîner, puis marcher à quatre pattes et bientôt, en s’appuyant aux objets placés à sa portée, il se redressera et fera quelques pas.
11. Il est bon de peser de temps en temps les jeunes enfants pour s’assurer que leur croissance s'effectue régulièrement ;
12. Il est indispensable de faire vacciner l'enfant dans les trois premiers mois qui suivent la naissance, ou même plus tôt s'il règne une épidémie de petite vérole: le vaccin est le seul préservatif certain de cette maladie.

samedi 21 mars 2015

Carnaval ?


Carnaval ? mais c'est passé ! 
 
Nous sommes encore en mars, non ? et puis, c'est comme je veux, ici, non mais !

« Se déguiser » : « Faire à sa guise » !

Pourtant, les déambulatants qui déambulatent , pendant le Carnaval, semblent ne pas être (ou avoir été) libres, dans bien des cas, de choisir leur déguisement, car nous rencontrons les historiques Polichinelle, Arlequin (attention, ne pas confondre !), les Charlots, les fées Carabosse ou Mélusine, … Je choisis la seconde, entre nous, car le Carnaval est aussi, fréquemment, le « jour des fous » ou « celui de tous les droits » : Profitons-en !

Moi, c’était le clown, un grand classique. Grand, peut-être pas, car la veste à carreaux, et le pantalon à gros pois, flottant au vent de Douarnenez (les « Gras » sont sacrés céans) me donnaient un air de petit lutin perdu dans son froc , concernant le bas, et dans son frac pour le haut … J’avais conservé, des premiers carnavals, un beau (mais de moins en moins chaque fois …) chapeau-clac (ou claque ?) qui ressortait chaque année de son coffre.

Ensuite, ce furent, en beaucoup moins bien « adapté à mon caractère », les accoutrements (dont les hommes raffolent) de femmes délurées, fofolles et (très) vaguement sexy, dont le maquillage outrancier dégoulinait à la première gorgée de bière.

Alors, j’ai arrêté. Ben oui : certains élèves (ou parandélaives) me reconnaissaient, et d’aucuns d’entre eux présentaient – triste pour eux – un sens peu élevé de l’humour. Et puis (et surtout) j’ai cessé (maturité ?) d’aimer ce défoulement annuel et un peu (beaucoup) stéréotypé et trop déjanté, qui donnait, de plus, une trop bonne occasion de beuveries sans nom, que j’ai revécues plus tard comme soigneur, dans les postes des secours de la Croix-Rouge … Là, ce n’est pas le même cinéma, on joue toute la nuit un autre film, dans un autre costume.

Loïc

lundi 16 mars 2015

Citation

Qu'est-ce, finalement, la culture ? 
L'exact contraire de la dépression.
Erik Orsenna

Celles et ceux qui sont (ou ont été) atteints de cette maladie 
comprendront encore mieux cette phrase ...

mercredi 11 mars 2015

Exposition de Jean-Luc Buis



Nous avons visité, en présence de Jean-Luc Buis, son exposition.
Sur une proposition de Françoise, nous avons choisi, pour nous en inspirer,entre ces deux tableaux :
P1000904 P1000903
(n°32) 

Détail
                                                                                                                    n°32
J’ai choisi, pour ma part, le tableau n°32.

FLAMENCO, OU FADO ?
Passages renouvelés, incessants, éternels.
Passages obligés entre les contraintes du survivre
Et celles de l’évasion spirituelle.
Gitans, Tziganes, Rroms …
Enigmatiques différences, qui nous dérangent,
Ou que nous envions.
Flamenco du vivre ensemble, flamenco de l’espoir,
Fado du vivre nulle part.
Votre patrie : la caravane, pauvre apatride ;
Votre foyer : celui du feu de camp ;
Votre intimité : le brasero qui embaume, la guitare qui chante ;
Votre quotidien : le rejet ;
Votre force : l’indifférence,
Devant les gadjés et leur pseudo-culture, figée,
Qui ignore celle des voyageurs de l’âme.
Condamnation aux camps,
Hors des villes, champs défoncés, poubelles béantes, terrains sans eau.
Camps du nazisme, amoncellement des « sous-hommes ».
Feu pour leur inexistence, le fado désespéré s’élève
Vers leurs nuages, au-dessus des fours …
Leur Monde est à l’envers.
Loïc

lundi 9 mars 2015

Autoportrait

Scan.BMP
Autoportrait
« Pourquoi est-ce mon autoportrait ? »

Tempête sous un crâne
Osseux, sec comme un coup de trique
Mais enclin à toutes les concessions.
Ouvert à tout, mais tourné vers la lumière,
Mon regard est changeant,
Comme des multi-faces de Picasso.
Qui m’observe ne discerne pas
Ce que fuient mes pensées :
Elles se perdent dans mon intérêt présent,
Puis disparaissent …
Orbites d’un crâne inquiétant,
Ou yeux grands ouverts sur le Monde ?
J’ai intériorisé, accepté, digéré :
Le silence est d’or,
Ma bouche béante, et écrasée, le crie.
Loïc

vendredi 6 mars 2015

Encore une manifestation, ce week-end, en Finistère : un FEST-NOZ !


 


 Ce fest-noz (fête de nuit, en breton) nous est annoncé par les "Diouflo" (les deux Florence), joueuses et professeures d'accordéon dans le Nord-Finistère.



DIOU FLO (site web : http://diouflo.com )

Fest-noz et enseignement de l'accordéon 
(cours, stages, méthodes, recueils)
17 Pellan 29260 Kernilis
Tél. 02 98 40 82 02 / 06 83 44 74 61
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mercredi 4 mars 2015

Une fin de semaine chargée ! ...

Est-ce l'arrivée du printemps ? 
Ou bien doit-on plutôt prendre en compte la reprise de
l'actualité "Arts et Culture", 
ainsi que la journée internationale de la Femme" ?
En tous les cas, nous avons le choix, dans le Finistère !




Vidéo : "Je suis de Bretagne", ICI

lundi 2 mars 2015

MER

Image océan - nature
Image du Net

« Décrire la mer … sans utiliser le mot « bleu » : Voilà la consigne qui nous attendait, lors d’une séance de notre atelier d’écriture.



La mer … toujours recommencée, du Nord au Sud, varie sans cesse : calme, accueillante en Méditerranée aux flots outremer, ou agressive, houleuse, en écume baveuse, verte car diabolique, ou noire, du ton de ses fonds qui engloutissent.

Scintillante, aussi, de bon matin, aves ses reflets d’or, ou orange dans le port lorsque le gasoil l’a souillée.

« La mer n’est pas méchante », disait Jacqueline Tabarly, car elle y retrouvait certainement la teinte des yeux de son amour, qui venait de faire à jamais corps avec elle.



Loïc, Breton né à Brest « e kreiz ar mor » (au milieu de la mer), entre brumes et écumes, j’y ai vécu plus de trente ans avec pour compagnons les marins de commerce, ceux de la Royale, et leurs enfants.

dimanche 1 mars 2015

Entre "le" Ferrat et la peinture. Allain Leprest et Jean Ferrat

Dès la semaine prochaine, dans les médias, on va beaucoup parler de Jean Ferrat, disparu il y a cinq ans, le 13 mars. Un disque d’hommage et une « grande » émission sur France 2 sont d’ores et déjà annoncés… Comme une exposition de portraits et de peintures d’Allain sera également dans l’actualité (certes de façon beaucoup plus discrète), j’ai eu envie d’associer les deux chanteurs dans ce quatrième épisode de la série LDLM.  [ ... ]

  à suivre, ICI

Tout ceci est emprunté à l'excellent site CQTC ("Chansons que tout cela") :